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INTRODUCTION
« Que ta nourriture soit ton seul médicament »Hippocrate La médecine classique est basée sur le traitement des symptômes
cliniquesalors que la médecine anti-âge
va tenter d’identifier la cause de cessymptômes
et les moyens de les prévenir. On insiste donc beaucoup plussur la prévention, notamment par ce qui est considéré par la médecineclassique comme de « petits moyens », comme une alimentation plussaine et une supplémentation plus ciblée en MVAP (Minéraux,
Vitamines,Acides aminés et Phytonutriments). Ainsi, l’équilibre hormonal anti-âge est fortement lié à notre alimentationet à des changements drastiques de notre hygiène de
vie.Les valeurs de référence de la médecine
classique et de la médecine antiâgesont
légèrement différentes : ainsi pour l’hormone hypophysaire TSHagissant sur la thyroïde, les valeurs normales classiques sont entre 0 et5, tandis que le médecin anti-âge considérera
que la glande thyroïde estsaine lorsque le taux
de TSH est en dessous de 2. De plus, le médecin anti-âge s’intéressera de près
aux modifications hormonalesliées à l’âge,
commençant dès l’âge de 30 ans, puis s’accentuantà partir de 50-60 ans. La baisse des taux d’hormones dans l’organisme ades conséquences sur les systèmes cardio-vasculaire,
immunitaire, gastro-intestinal, et est à l’origine
de maladies chroniques. Certaines hormonesjouent un
rôle dans le ralentissement du vieillissement, telles laDHEA, l’hormone de croissance, la testostérone, les oestrogènes, la progestéroneet les hormones thyroïdiennes. La sécrétion
de ces hormones peut aussi être affectée par le manqued’exercice, une alimentation déficiente en certains nutriments, les troublesdu sommeil (insomnie, apnées du sommeil), l’exposition à certainestoxines et champs électromagnétiques et au stress
chronique.La médecine classique a ses limites.
Elle ne fonctionne aujourd’huique sur des études
réalisées en double aveugle avec contrôle placebo,c’est-à-dire des études qui coûtent des sommes énormes aux laboratoirespharmaceutiques pour pouvoir prouver l’utilité de leurs
médicaments. Leproblème, c’est
qu’aucune entreprise privée n’a d’intérêt à investir dessommes folles pour prouver l’utilité de substances que tout le monde
peutse procurer en magasin « bio » ou en
pharmacie, sans aucun brevet nipossibilité d’avoir
un « retour sur investissement ». Les quelques études scientifiques actuellement disponibles
doivent nousinciter à commencer à modifier
notre alimentation et à utiliser les propriétésbénéfiques anti-oxydantes, anti-inflammatoires, anti-hypertensiveset/ou anti cancer de certains aliments modulateurs naturels, à partirdu moment où il n’y a pas de surdosage. Jusqu’à présent, la plupart de nos contemporains se préoccupaient modérémentde savoir s’ils prenaient de l’âge, ou si leur
état de santé étaiten train de
changer au fil des ans. Mais les médecins font le lien entre lanutrition et l’état de santé depuis de nombreuses années. En apprenanttoutes les règles diététiques à respecter, on aboutit
à modifier sa proprealimentation.
(....)
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Première partie CHAPITRE
Secrets et mystèresdu vieillissement Chapitre ILES SECRETSDES
CENTENAIRES« Les idées, même les
plus sublimes, ne sont jamais à inventer, etelles
se trouvent inscrites dans le vocabulaireconsacré
par l’usage. »Alain« Vous servirez uniquement l’Éternel votre Dieu ;et il bénira ta nourriture et ta boisson,et j’écarterai tout fléau du milieu de toi »Exode, 23, 25 A. L’île d’OkinawaDans cet
archipel d’îles situé au large à l’est de la mer de Chine, les genssemblent rester vigoureux et minces jusqu’à leurs derniers jours, avec
leplus faible taux de maladies liées à
l’âge, par rapport à celui des pays occidentaux: notamment les maladies cardio-vasculaires, les cancers, avecle plus faible taux de suicide. Leur secret réside notamment dans le fait qu’ils restent
actifs jusqu’à lafin de leurs jours, puis
leur mort survient brusquement, souvent sans maladiecausale.
Ils sont 400 centenaires à avoir plus de 105 ans. Lorsque des médecins se penchèrent sur l’examen
histologique de leursartères, ils remarquèrent
des tissus artériels apparemment plus jeunesque
leur âge biologique, et de faibles taux de cholestérol. Les cancers dusein sont tellement rares que les mammographies de dépistage ne sontpas nécessaires et les cancers de la prostate sont aussi peu fréquents.D’une façon générale, il y a 40 % moins
de cancers sur l’île d’Okinawaque
dans les pays occidentaux. De plus, lorsque les habitants d’Okinawaont un cancer, ils ont deux fois plus de chances d’y survivre que les Occidentaux.Même lorsqu’ils sont âgés, ils ont un système immunitaire
jeune, de trèsfaibles taux d’ostéoporose
et des taux élevés d’hormones sexuelles. Lesauteurs d’un livre « Le chemin d’Okinawa » affirment qu’ils ont un régimealimentaire adapté, pratiquent des exercices régulièrement.
et ontune excellente santé mentale. Lorsque
les jeunes de l’île adoptent lemode de
vie des Occidentaux, ils ont plus de maladies cardio-vasculaireset de cancers. À l’inverse, les centenaires de l’île ont ce qu’ils
appellent Ishokou-dogen: la nourriture et des médicaments
de la même origine, riche en antioxydants,tels
que des patates douces, des céréales, du poisson, du porc,du riz et du soja. Ils mangent très peu de viande et de sucres.Ils mangent beaucoup, mais de façon très peu calorique, moins de 1 500calories par jour. Ils n’ont cependant pas faim, car leur
régime alimentaireest varié et riche
en fibres. Leur secret est qu’ils ne mangent que cedont
ils ont besoin pour vivre et pas plus, et par voie de conséquence ontde plus faibles taux de radicaux libres, moitié moins que les personnesâgées occidentales. Dans leur régime alimentaire,
on retrouve plus d’un tiers de légumesriches
en sels minéraux, surtout dans le village de Kijoka, qui était recouvertpar la mer, il y a 150 ans. Les légumes, carottes, radis, épinards,etc.., sont cuits dans l’huile du colza local. Les habitants
d’Okinawa mangentdes patates douces et des goyaves
depuis leur introduction sur l’îleau XVIIe
siècle. Ce type de légumes est très riche en bêta-carotène, quiest un anti-oxydant, de même qu’en calcium, en magnésium, en vitamineC, en potassium, en acide folique, en Vitamine E et en lycopène.
Ellesont un indice glycémique bas et sont riches
en fibres.(...) LIRE LA SUITE DANS LE LIVRE "NOUVELLES
MEDECINES ANTI-AGE"… B. Les îles grecques de Crète
et de SymiLes personnes âgées grecques
de Crète et de l’île de Symi sont surprenantespar leur dynamisme et leur vigueur inhabituels pour leur âge. Cesîles ont le meilleur taux d’espérance de vie de la région. L’île de Symi est entourée d’eaux très poissonneuses, avec d’agréablessenteurs de pins, de sauge et d’eucalyptus. Les pêcheurs
de l’île partentchaque matin pour capturer
langoustes, sardines géantes et crevettesqu’ils
fourniront ensuite aux restaurants de la région. À partir de leur pêche et des cultures locales, une
cuisine savoureusepermet d’apprécier l’huile
d’olive, le poisson frais, les tomates et le fromagede chèvre, le yaourt grec, avec des légumes et de la salade. Ils neconsomment donc que des bonnes graisses, avec peu de graisse saturéeet peu d’aliments raffinés. l’huile
d’oliveElle est consommée en grande quantité,
avec presque tous les aliments,jusque dans le café
du matin ! L’huile d’olive apporte de « bonnes » graisses,qui augmentent les taux de bon cholestérol (HDL), réduisant les risquesd’accidents cardiaques. Cette huile aide à la digestion,
en favorisantla sécrétion de bile par
la vésicule biliaire, permettant d’éliminer les alimentsindigestes et de lubrifier les parois intestinales. Elle a égalementune action anti-fongique, aidant à l’élimination des champignons
candida,obtenant ainsi une meilleure flore intestinale.
Les habitants des îlesgrecques ont l’habitude
de boire une cuillérée à soupe d’huile lorsqu’ilsprévoient une soirée « arrosée ». Les fruits
et légumesLes fruits locaux consommés
par les habitants des îles grecques sont lesgrenades,
les figues et les raisins. Par contre, les oranges, les citrons, lespommes et les poires sont importés des îles voisines.Les légumes représentent la majeure partie des plats des habitants desîles grecques, agrémentés d’huile d’olive, de citron,
d’herbes aromatiqueset d’ail. Il s’agit
d’artichauts, de haricots verts, de feuilles de vigne, depommes de terre et de salade. Les artichauts sont excellents pour la digestionet la fonction hépatique. Les tomatesLes tomates sont une très bonne source de lycopène, un anti-oxydant
trèspuissant, qui donne aux tomates leur couleur
rouge, et qui protégeraitles gens qui le consomment
du risque de cancer de la prostate, diminuépar
trois. Le lycopène serait également efficace pour lutter contre lesmaladies cardio-vasculaires, empêchant le cholestérol d’oxyder et d’endommagerles artères.(...) LIRE LA SUITE DANS LE LIVRE "NOUVELLES MEDECINES ANTI-AGE"… C. CampodimeleCe village situé entre Rome et Naples, en Italie du sud,
comprend égalementbeaucoup de centenaires. En
1995, lors du dernier recensement, ilsétaient
45 à avoir plus de 90 ans, 3 à avoir 99 ans, et une centenaire de104 ans sur une population totale de 840 personnes, qui comprend aussides familles complètes, dont des enfants. Le village est un labyrinthe depetites rues étroites datant du Moyen-Âge, avec une
vue panoramique surla vallée sous-jacente. Il
est entouré de champs d’oliviers, de vignobleset de pâturages. Peu de cas d’hypertension artérielle sont recensés parmiles villageois de plus de quatre-vingts ans, qui, en outre, un faible tauxde cholestérol, selon les études scientifiques qui
y ont été menées. (OMS,1985, Université
de Rome, 1 995). Dans la cuisine de CampodimeleOn retrouve, là encore, comme chez les habitants des îles grecques enGrèce, de la cuisine à l’huile d’olive, avec des tomates, de la
salade etdes pâtes, pauvre en sel et riche en
anti-oxydants, les légumes locauxpoussant sur
un sol riche en vitamines et minéraux. Les villageois neconsomment que peu de viande et travaillent dur dans les champs environnants. Les fruits et légumesIl s’agit surtout de pommes, de poires, de raisin, d’oranges
et de citrons.Parmi les légumes consommés,
on compte les artichauts, les aubergines,les champignons,
les haricots verts, le fenouil, le chou fleur, la laitue, lescourgettes, le céleri, les petits pois et les carottes. Mais surtout la tomatequi, riche en lycopène, est le principal légume consommé dans
toutessortes de plats, soupes et sauces. L’huile
d’olive est aussi un des principauxéléments
des repas du village.(...) LIRE LA SUITE DANS LE LIVRE
"NOUVELLES MEDECINES ANTI-AGE"… D. Les HounzasIl s’agit d’une vallée
presque inaccessible, encastrée, de toute beauté, surl’ancienne route de la soie, dans les montagnes du Cachemire, au nordestdu Pakistan. La route qui permet d’y accéder, dite route du Karakorum,est la plus haute du monde, reliant la Chine au nord du Pakistan. Surplombant la vallée, trône une des montagnes les plus hautes du monde,de 7 790 mètres d’altitude, le Mont Rakaposhi. Les habitants de cettevallée sont renommés pour leur longévité
extraordinaire et leur très bonnesanté,
leur corps agile, souple et gracieux. Il s’agit d’une terre de légende,car on dit que ce serait là que, dans l’Antiquité, cinq soldats d’Alexandrele Grand se seraient établis, y fondant les premières
habitations. Deplus, l’écrivain James
Hilton y aurait trouvé son inspiration pour décrire« Shangri-La », le pays imaginaire dont les habitants vivent longtempsjeunes et heureux, dans son livre « Horizons perdus ». Plusieurs
scientifiques se sont succédés sur les lieux depuis que le DrRobert Mc Carrison, un Écossais, s’y soit établi dans les années 1920,stupéfait de l’incroyable longévité des
Hounzas. Ce qui l’avait surtoutfrappé,
c’était la faible fréquence des cancers et maladies cardio-vasculaires dans la vallée, comme il le décrivait dans son livre « Recherchessur les maladies carentielles ». Mais aussi, il notait un
faible nombre dediabètes, de problèmes
oculaires, ou ostéo-articulaires. Cette vallée a ensuite attiré l’attention d’autres
voyageurs dans les années60 et 70, les Drs White,
Toumey, Banik, qui découvrirent que les Hounzasne
vivaient pas jusqu’à 140 ans, comme un mythe persistant le suggérait.Néanmoins, on peut encore aujourd’hui constater qu’un grand nombre decentenaires en bonne santé, mentale, physique et sexuelle,
vivent dansla vallée. Ce qui a toujours frappé
les voyageurs, c’est leur endurance àl’effort,
jusqu’à des âges avancés. Ils sont ainsi capables de marcher d’unpas souple et agile une centaine de kilomètres à travers la montagne
pourrejoindre la ville la plus proche, s’arrêtant
tout juste pour souffler.De même des hommes de
80 ans sont capables de jouer à des jeux depolo
brutaux avec des plus jeunes collègues d’une quarantaine d’années.(...) LIRE LA SUITE DANS LE LIVRE "NOUVELLES MEDECINES ANTI-AGE"…
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Chapitre II les mécanismes du vieillissment
« Toute grande vérité passe par trois phases :elle est d’abord ridiculisée, puis violemment combattue,avant d’être acceptée comme une évidence
»Schopenhauer Une
personne de votre entourage vient de vous faire une remarque désobligeantesur votre âge, sur votre mine fatiguée et voilà que vous allezcommencer à détailler votre visage et votre corps
dans le miroir. Et qu’allez-vous y découvrir
? Ce que l’on appelle les facteurs de vieillissement :des rides sur le visage, les cheveux gris, du surpoids, un manque d’énergie. Vous
devenez ainsi de plus en plus anxieux, insomniaque, en proieà des douleurs chroniques, des sinusites chroniques, des allergies chroniqueset des déficiences en défenses immunitaires. Vous commencez àsouffrir de troubles de la vue, de troubles auditifs, de troubles
hormonaux,de problèmes de libido et de troubles
cutanés. Vous vous inquiétezde l’apparition
de taches de vieillesse, de troubles digestifs, de troublesde mémoire et de concentration, de troubles ostéo-articulaires, avec unmanque de souplesse et de mobilité. L’apparition
de ces signes de vieillissement traduit un déséquilibre entredeux processus : de dégradation et de reconstruction cellulaire, car il ya un perpétuel renouvellement de nos cellules mortes par de nouvellescellules, tout au long de notre vie. Le
vieillissement cellulaire est lié à notre héritage génétique, mais aussià des facteurs environnementaux et à notre style de vie. Ainsi, notre
peaudevient de plus en plus cassante, moins élastique,
notre sens de l’équilibre devient moins
précis, notre accommodation visuelle moins efficace,car la lentille de nos yeux est moins élastique. Enfin, nos défenses immunitairestendent à s’amenuiser, avec des lymphocytes T moins nombreuxet une tendance à la production d’anticorps auto-immuns,
c’est-à-diredirigés contre notre
propre organisme. Selon les scientifiques, 10 à 15 %des sujets âgés en bonne santé ont des taux élevés d’anti-corps auto-immunsdans leur sang. Les cellules immunitaires sont produites de façonindifférenciée par le thymus, glande qui s’atrophie
avec l’âge. Soumisau stress, le cerveau
va réagir en envoyant aux hormones et aux nerfspériphériques
des messagers chimiques appelés cytokines, médiateursde l’immunité. Lorsque le stress est persistant, cela peut mener à un
cerclevicieux où de plus en plus de cytokines
sont produites, favorisantl’inflammation tissulaire
et accélérant le vieillissement,avec
des lésions cellulaires et génétiques. Des étudiants en médecine
soumis au stress important de la préparationde
concours de fin d’études avaient des taux de marqueurs de l’inflammation(et donc marqueurs du vieillissement) très élevés. Ceux qui
étaientles plus stressés avaient les
plus forts taux de médiateurs inflammatoires.Plus
on vieillit et plus on a du mal à s’adapter aux situations stressantesauxquelles on est soumis au cours de notre vie. Or l’inflammation favoriséepar le stress est considérée par les scientifiques
comme étant l’unedes principales causes
d’athérosclérose.(...) LIRE LA
SUITE DANS LE LIVRE "NOUVELLES MEDECINES ANTI-AGE"…
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Chapitre III les BILANS ANTI-AGE
« Le temps qui change tout,
change aussi nos humeurs.Chaque Age a ses plaisirs,
son esprit, et ses moeurs »Nicolas BOILEAU A OkinawaSi l’on étudie les constantes biologiques des centenaires d’Okinawa,
onconstate qu’il n’y a pas de différence
significative dans le niveau de l’albuminesérique
ou dans le taux d’hémoglobine entre les centenaires actifset ceux des Okinawais plus jeunes, dans les deux sexes. Par contre,ce taux était nettement diminué chez les centenaires grabataires. Le niveaude l’albumine sérique est ainsi un précieux
indicateur de la capacitéd’opérer
des activités de la vie quotidienne et peut être un bonindice pronostique chez les centenaires (6). De même, les taux d’immunoglobulinesIgA, d’IgM et d’IgG des centenaires actifs étaient prochesde ceux des Okinawais plus jeunes, tandis que ces taux étaient
nettementplus élevés lorsque les centenaires
étaient grabataires. Les concentrationsd’immunoglobulines
sériques peuvent donc être aussi de précieuxindicateurs de la capacité à exercer les activités de la vie quotidienne et,peut être, des éléments infra-cliniques prédictifs de
maladies ou de morbiditéchez les centenaires
(7). Enfin, l’étude de la fréquence des gènesHLA des centenaires d’Okinawa a été comparée à celles des adultes plusjeunes de la même ethnie. Il semblerait que les gènes
HLA-DRB1 et/ou HLA-DQ étaient augmentés
chez les centenaires et seraient impliquésdans
la longévité humaine (8). D’une manière plus généraleCertains biomarqueurs cliniques de vieillissement peuvent être utiles àdéterminer :La masse musculaire, l’élasticité cutanée, le métabolisme de base, le pourcentagede graisse corporelle, la régulation thermique du corps,
la densitéosseuse, le rapport épaules/hanches
et l’indice de masse corporelle. Le bilan biologique peut s’adjoindre de tests beaucoup plus
coûteux carplus rares et plus difficiles à
réaliser. Nous envisagerons dans un premiertemps,
les examens de pratique assez courante, pour évoquer ensuiteceux qui sont plus spécifiques à la médecine anti-âge.(...) LIRE LA SUITE DANS LE LIVRE "NOUVELLES MEDECINES ANTI-AGE"…
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Deuxième partie Bien vivrepour bien vieillir
Chapitre IVL’HYGIÈNE ALIMENTAIRE«
Vivre, c’est vieillir, rien de plus. »Simone
de Beauvoir LES HABITUDES
ALIMENTAIRESÀ l’approche de l’été,
les magazines féminins font souvent leurs couverturessur les derniers régimes à la mode et les médecins nutritionnistessont alors interviewés pour donner leur avis autorisé. Mais, dans le
cadrede la médecine anti-âge, on peut
envisager de perdre ses rondeurs encombinant une perte
de poids et une prévention d’un vieillissement tropprécoce par un régime alimentaire adapté. AU PAYS DES CENTENAIRES : LE JAPONOn a pu constater les bienfaits de l’alimentation sur la santé des centenairesde l’île d’Okinawa au Japon. Or, les Japonais
qui adoptent une alimentationoccidentale vieillissent
plus rapidement et sont plus sensiblesaux maladies
que leurs concitoyens respectueux des traditions culinairesde leur pays. De même, les Japonaises émigrées à Hawaï ou aux États-Unis et ayant adopté un mode d’alimentation occidental
présentent plusde cancers du sein que les Japonaises
vivant au Japon, qui consommentbeaucoup moins de viandes
et de graisses saturées. Par contre, elles ontune
fréquence de cancers du sein similaire à celle des autres américaines(2). Pour certains spécialistes, le vieillissement serait fortement
lié au régimealimentaire et au mode
de vie, au moins pour 75 % des cas (21). On doit donc s’inspirer des régimes pauvres en graisses
saturées en sucreset autres produits raffinés,
tels que ceux qu’on retrouve dans les populationsavec
une plus grande longévité. C’est le régime d’Okinawa quipeut être pris pour exemple, avec une alimentation riche en poisson, soja,riz complet, légumes et fruits. Parmi les légumes,
il y a surtout les crucifères(chou de Bruxelles,
brocolis, chou-fleur). Les Japonais consommentégalement
beaucoup d’algues, en soupes ou en salades (kombu, nori, laituede mer et wakame). Le wakame est habituellement consommé dansune soupe au miso, sorte de pâte de soja fermentée, entouré de quelquescubes de tofu. Le fait que cette alimentation soit pauvre en viandes
etriche en poisson, permet un apport régulier
de « bonnes graisses », lesoméga
3. Surtout, leur consommation calorique moyenne est moindre que celle desOccidentaux, avec comme règle de plus petites portions dans les assiettes(la moitié à deux tiers d’une portion française).
Il faut manger lentementet respecter le vieux dicton
japonais « Hara Hachi Bou » : « Ne pasmanger
au-dessus de 80 % du remplissage de l’estomac ». Les Japonaisconsomment beaucoup de thé vert, jusqu’à six tasses par jour. Enfin,
une idée commune au Japon est qu’il faudrait marcher chaque jourau moins dix mille pas, soit près de huit kilomètres pour se maintenir enforme, ce qui est confirmé par les chercheurs : les patients qui respectentce dicton sont plus minces et ont une tension artérielle
plus basse queles sujets lambdas (13). C’est
en continuant à faire de l’exercice qu’ilspensent pouvoir rester en bonne santé très longtemps, cela permettant denourrir leur qi (chi) ou énergie vitale, en pleine cohésion avec la
nature.En fait, restant dans la vie active presque
jusqu’à la fin de leur vie, le mot«
retraite » n’existe même pas dans le vocabulaire d’Okinawa. La cuisine japonaise,
par son apport en fibres et sucres lents, avec beaucoupde
légumes très variés, permet d’arriver facilement à satiété et dediminuer le risque de diabète de type 2 (14). De plus, les
habitants d’Okinawaont des taux de cholestérol
total et un rapport cholestérol total/HDLbien
plus bas que les Occidentaux, d’où un moindre risque cardio-vasculaire. Il y aurait ainsi
moins d’obèses dans la population japonaise dufait que l’alimentation comporte plus de sucres complexes et moins desucres simples (22), avec beaucoup de légumes frais, riches en minéraux,vitamines et phytonutriments et de bonnes graisses, mono-insaturées
etoméga 3 poly-insaturées (3 fois plus
que les Américains). Ainsi, celapermet d’éviter
la prise de poids, mais aussi de diminuer le risque decancers
et de maladies cardio-vasculaires. Les habitants d’Okinawa ont un très faible taux de
cancers hormono-dépendants,80 % moins de cancers
du sein ou de la prostate, et 50 % moinsde cancers
des ovaires et du colon que les Américains. C’est en partie liéà un régime de 40 % plus pauvre que celui des Américains, riche ensucres lents, en fibres et en anti-oxydants. Les fibres, qu’ils
consommenten grande quantité (environ 30 g
par jour de patates douces), sont à faibleindice
glycémique, et protectrices contre le cancer du colon. Autre typed’aliment très apprécié des Okinawais : le soja, contenant des flavonoïdes,dont la consommation est cinquante fois plus importante que celledes Occidentaux ; ce qui explique le plus faible taux de cancers
hormonodépendants.Une étude australienne
a permis de confirmer que plus les femmesconsommaient
de soja, moins elles avaient de risque de développer uncancer du sein (23). (...) LIRE LA SUITE DANS
LE LIVRE "NOUVELLES MEDECINES ANTI-AGE"… EN
OCCIDENTSi l’on se penche sur toute la littérature
concernant l’alimentation dansles pays occidentaux,
on constate surtout des recommandations pour desrégimes
amaigrissants, car notre civilisation est la civilisation du grignotageet des repas pris sur le pouce, des « fast-foods » et « junk-food »comme disent les Anglo-Saxons, ou « la malbouffe »,
pour les Français.Il faut s’alimenter
le plus rapidement et le plus facilement possible poursatisfaire
sa faim. On soulage sa faim, mais on ne nourrit pas correctementson organisme. Les repas surgelés doivent être prêts à réchaufferet à manger, et on évite soigneusement de « perdre son temps
» dans lapréparation et la cuisson d’un
plat traditionnel. La tendance actuelle est de manger toujours plus, sans discernement, nivolonté d’exercer ses sens olfactif et gustatif. On
préfère la quantité à laqualité.
On peut le constater dans les fast-foods où les portions de fritessont de plus en plus grandes. De même, lorsque l’on présente des repasavec des portions différentes, l’appétit est
déterminé par la quantité dece
qui est présenté dans le plat. On a ainsi tendance à continuer demanger, même si on n’a plus faim, jusqu’à ce que le plat soit
vide. Plusles portions qui nous sont présentées
sont importantes, plus on risquede prendre du poids,
voire même de devenir obèse. Or si on a 40 ans etqu’on est sédentaire et peu sportif, on n’a besoin que de la moitié descalories que l’on consommait à l’âge de 20 ans. On comprend
donc quel’obésité soit de plus
en plus fréquente et qu’elle soit l’un des facteursfavorisant l’inflammation et le vieillissement d’autant que notre alimentationoccidentale moderne comprend beaucoup d’aliments à base defarine et de sucre raffinés, et de moins en moins de fibres,
de fruits et delégumes. Le
lien entre l’obésité et le vieillissement a été prouvé par diverses étudesscientifiques (1). Ainsi, une étude de Framingham portant
sur 3 457hommes et femmes dans le cadre de l’étude
sur le coeur, montre que lespatients en surpoids de
plus de 40 ans qui n’avaient jamais fumé risquaientnéanmoins de décéder 3 ans plus tôt que ceux qui étaient plusminces.De
même, chez l’animal, le vieillissement est associé à un déclin progressifdu métabolisme normal. Les solutionsLA CONSULT ATION DE MÉDECINE ANTI-ÂGELorsque l’on cherche à mieux comprendre les habitudes alimentairesd’un patient, il faut lui faire remplir un questionnaire
très précis et détaillé,avec
ses antécédents personnels et familiaux, son mode de vie, sesmaladies actuelles. On pourra ainsi déterminer l’âge biologique et orienterl’examen clinique, avec recherche de signes de vieillissement
cutané :perte de l’élasticité,
manque d’hydratation de la peau, rides, relâchementmusculaire, taches brunes et cernes.(...)
LIRE LA SUITE DANS LE LIVRE "NOUVELLES MEDECINES ANTI-AGE"…
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Chapitre V LA MICRONUTRITION
On peut distinguer les
aliments que nous ingérons en deux catégories :• les macronutriments (protéines, glucides, graisses) qui apportent lescalories.•
les micronutriments (vitamines, minéraux, oligo-éléments, acides grasessentiels, acides aminés…), qui permettent une bonne assimilationet une bonne utilisation des macronutriments. L’alimentation
moderne n’est plus assez variée et équilibrée en micronutriments,du fait des méthodes de culture, de cuisson et de conservationdes aliments. L’organisme se retrouve alors en déficit
en micronutriments,avec un déséquilibre
à l’origine de nombreux troubles ostéo-articulaires,cardio-vasculaires, neurologiques, cutanés, hormonaux, digestifs, etc. SUPPLÉMENTATION EN ANTI-OXYDANTSIl existe deux types d’anti-oxydants :• les anti-oxydants naturels :Ce sont les enzymes produites par l’organisme afin de neutraliser les radicauxlibres, notamment la superoxyde dismutase (SOD), la glutathionperoxydase (GPX) et la catalase. Ces enzymes, pour être actives, nécessitentla présence d’oligo-éléments (zinc,
sélénium, cuivre, manganèse).•
Les anti-oxydants apportés par l’alimentation :Ce sont les vitamines A et C, la curcumine, l’acide alpha lipoïque, leCoenzyme Q10, le zinc et le sélénium. Or, notre
alimentation quotidienne n’est pas aussi riche que ce qu’elleétait il y a un siècle, en vitamines et minéraux, du fait d’un appauvrissementdes sols par les cultures intensives, de la pollution et des radiationsde toutes sortes. Les vitamines et minéraux étant
nécessaires commecofacteurs des enzymes de
l’organisme, des carences peuvent causer deprofondes
altérations du fonctionnement cellulaire normal. De plus, lesmicronutriments peuvent permettre la prévention de nombreuses maladiesen favorisant les possibilités de réparation de l’ADN. Ainsi, lescancers du colon peuvent être plus fréquents en cas
de carence en acidefolique, vitamine B6, B12, et en
vitamine E. Les dysfonctionnements cérébrauxpeuvent apparaître plus souvent en cas de déficit en vitamineB3, zinc, fer, et vitamines B. E nfin, les personnes soumises à un stresspermanent du fait de leur travail manquent de vitamines et minéraux,les vitamines B, C et E, le calcium, le magnésium et le
potassium. C’estpourquoi une supplémentation
est devenue aujourd’hui si importante et àdes
doses plus importantes que les apports nutritionnels habituellementrecommandés. Il existe deux « normes » pour parler des apports recommandés
en vitamineset minéraux, ce qui ne facilite
pas vraiment la lecture des étiquettespar le
consommateur :• AJR : Apports Journaliers Recommandés• ANC : Apports Nutritionnels ConseillésL’expression Apports Journaliers Recommandés (AJR)
est habituellementune traduction des Recommanded Dietary
Allowances (R.D.A.) du Foodand Nutrition Board, organisme
gouvernemental américain. Les AJR sontdes valeurs
définies par les États-Unis et ils servent actuellement de normesde nutrition pour tous les autres pays. Ils correspondent au besoinmoyen quotidien d’un adulte en bonne santé.(...) LIRE LA SUITE DANS LE LIVRE "NOUVELLES MEDECINES ANTI-AGE"…
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Chapitre VI les ÉPICES DE LONGUE VIE
« Je connais
un moyen de ne pas vieillir :c’est d’accueillir
les années comme elles viennentet avec le sourire…
un sourire, c’est toujours jeune. »Francis
Blanche, Pierre Dac Les
centenaires d’Okinawa utilisent toute une série d’épices à fort pouvoiranti-oxydant, leur procurant santé, jeunesse et longévité. L’exemplele plus fréquent étant le thé au curcuma.
Ils utilisent aussi le curcumacomme épice du
curry pour certains plats (soupes, poulet et poisson), eten
applications locales, sur des blessures. De même, le gingembre fraisest très apprécié à Okinawa, surtout pour agrémenter les sushi et
sashimi.C’est une plante également efficace
pour la grippe, grâce à ses propriétésantivirales. Il peut aussi être trempé dans le thé vert. Les herbes et épices,
surtout connues pour leur saveur et leurs propriétésculinaires, ont également une action anti-âge très puissante, grâce à leurseffets anti-oxydants et anti-inflammatoires. Elles ont des propriétés
quipeuvent augmenter la sensibilité à
l’insuline tout en diminuant les tauxde cortisol
sanguin. Or cette insulinorésistance et l’augmentation de lacortisolémie sont à l’origine d’une perte du tonus musculaire et d’uneaugmentation de la graisse abdominale. Comme
on l’a vu, depuis une dizaine d’années, le ministère de l’agricultureaméricain a entrepris de définir l’indice ORAC (Oxygen Radical
AbsorbanceCapacity) ce qui signifie : le pouvoir d’absorption
des radicauxlibres dans toutes sortes de fruits et
légumes. Cela a également été réalisépour les épices et les herbes aromatiques, permettant ainsi de mettre enévidence le fait que ces dernières avaient des effets anti-oxydants
trèsimportants. On aurait pu le soupçonner
tant les médecins du Moyen-Âgeen vantaient
les mérites dans leurs traités. En 2001, les scientifiques du ministère ont publié
les résultats de leursrecherches sur 27 herbes
culinaires et 12 herbes médicinales. Ils ontainsi
montré que beaucoup d’épices très communes ont un pouvoir antioxydantplus fort que les baies de myrtilles, de mûres et d’açaï,
longtempsconsidérées comme les végétaux
au plus fort indice ORAC. Ainsi, defaibles quantités
d’épices pouvaient avoir le même pouvoir anti-oxydantque de grandes quantités de fruits ou de légumes.(...) LIRE LA SUITE DANS LE LIVRE "NOUVELLES MEDECINES ANTI-AGE"…
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Chapitre VII l’EXERCICE PHYSIQUE et le sport
« Je m’amuse à vieillir.C’est une occupation de tous les instants »Paul Léautaud À
OkinawaPour les centenaires d’Okinawa, l’activité
physique fait partie du rythmenaturel de la vie. Ils
maintiennent une activité physique soutenue jusqu’àla fin de leur vie, que ce soit du jardinage, des danses traditionnellesd’Okinawa ou des arts martiaux comme le karaté d’Okinawa, le mutubuudundi (2). Cet art, pratiqué depuis des siècles,
était au départ réservéaux
rois d’Okinawa, mais il s’est depuis démocratisé jusqu’à être enseignéaujourd’hui régulièrement. Un
art martial plus doux est aussi très populaire : le tai chi, souvent décritcomme une méditation en mouvement, avec des gestes lents, gracieux ettrès réfléchis. Lorsqu’il est pratiqué
régulièrement, le tai chi permet unesérie
de postures, avec une certaine souplesse, un entraînement musculairecomplet, tout en s’incluant dans une méditation profonde. Il permetde brûler 250 calories par heure, pour un adulte de 70 kg, et 350 caloriespar heure, pour un adulte de 100 kg. Il permettrait également
de réduirele risque de chutes, avec une meilleure
stabilité, une tension artérielleplus
basse, et plus grande mobilité et confiance en soi (3,4,5). Ainsi, à Okinawa, l’exercice
physique fait partie du mode de vie traditionnel,les
Okinawais étant plus actifs et agiles que les autres Japonais. La plupart des centenaires peuvent rester
assis sur le sol, les jambescroisées durant
de longues heures, grâce à leur souplesse. D’où l’importancede la pratique régulière d’étirements musculaires, le
« stretching ».De plus, le tai chi permettrait
d’améliorer son équilibre et sa force musculaireet de rester ainsi physiologiquement plus jeune (6). Une étudescientifique a d’ailleurs montré que des personnes de plus de 58 ans quipratiquaient du tai chi 3 à 6 fois par semaine pendant une moyenne de 24minutes gagnaient environ 19 % de forme physique, 10 degrés
de flexionde la colonne vertébrale et 18 %
de force musculaire des muscles desjambes (7). D’autres
études ont montré une amélioration de la santé cardio-respiratoire, de la fonction ventilatoire pulmonaire et de la flexibilitémusculaire des patients arthrosiques (8,9,10). Quand les
centenaires d’Okinawa ne pratiquent pas d’arts martiaux, ilsmarchent, parfois jusqu’à 10 km par heure. Enfin, ils ont une meilleurestabilité et une moindre fréquence des fractures de hanche, moitié
moindreque celle des Américains. Une étude
japonaise a également montréqu’on
observait un déclin des activités de vie quotidienne : la prise desrepas, la continence de la vessie et du côlon, l’aptitude à aller aux toilettes,la capacité à se lever, l’étendue des
activités générales, la capacité àse baigner, et la capacité à se vêtir soi-même, des fonctions sensorielles(vision et de l’acuité auditive) et des capacités cognitives
(compréhensionet expression de soi) chez les
centenaires placés en institution parrapport
aux centenaires vivant encore à la maison. De plus, on a noté unebaisse de l’activité physique également plus marquée chez les centenairesen institution par rapport à ceux restés à
la maison. La population decentenaires a ainsi augmenté
de 23 fois au cours des 22 dernières annéesà
Okinawa (10). 1.
Intérêt de l’exercice physiqueOn
sait, par de multiples études scientifiques, que l’exercice physiquerégulier est très efficace pour conserver vitalité et santé, mais
aussi pourprévenir l’obésité,
le diabète, certains cancers, les maladies cardio-vasculaireset l’ostéoporose. C’est notamment en préservant et en entretenantla masse musculaire que le risque d’ostéoporose est diminué.Enfin, il améliore l’activité intellectuelle
et permet de lutter contre l’anxiété et la dépression. Des scientifiques
anglais ont comparé les télomères, sortes de marqueursdu vieillissement chromosomique, de vrais et faux jumeaux pour voir s’ilpouvait y avoir une corrélation entre ces marqueurs et la pratique d’unexercice physique. Les télomères sont de bouts d’ADN
situés aux extrémitésdes chromosomes
qui raccourcissent au fur et à mesure des divisionscellulaires. Leur longueur se réduit en moyenne de 21 nucléotidestous les ans. On sait aujourd’hui que la taille de ces télomères diminueplus rapidement chez les obèses et les fumeurs.Dans une étude portant sur 2 401 patients jumeaux, des chercheurs
anglaisont étudié la taille de leur
télomère et les relations avec leur statutsocio-économique,
leur niveau d’activité physique régulière et leur tabagisme(1). Plus les patients font de l’exercice, plus ils ont des télomères
longs, cequi signifierait qu’ils devraient avoir
une espérance de vie supérieure,même
chez les vrais jumeaux, bien que leur patrimoine génétique de départsoit identique. On retrouvait plus de 200 nucléotides de différenceantre les télomères des patients les plus actifs
et ceux les moins actifs.Ainsi, les plus actifs avaient
des télomères de même taille que des genssédentaires plus jeunes de dix ans. L’activité physique exerce en effet des effets métaboliques
:• E lle diminue le stress, permettant de diminuer
le taux de cortisol àlong-terme.• E lle favorise le sommeil, surtout si elle est pratiquée
quatre à sixheures avant d’aller dormir
; comme elle augmente la températurecorporelle,
l’endormissement ne surviendra qu’après refroidissementde celle-ci.• E lle permet
le développement de la masse musculaire et une réductiondu poids et de la masse grasse induisant une réduction del’insulinorésistance,•
E lle permet l’assouplissement des articulations et la prévention del’arthrose,•
E lle ralentit le vieillissement des muscles et des os, favorisant uneaugmentation significative de la densité osseuse des vertèbres etdu bassin et un assouplissement des articulations (prévention de154 Nouvelles Médecines Anti-Âgel’arthrose).•
E lle améliore l’attention, la mémoire, le temps de réaction et laconcentration, l’équilibre et la coordination des gestes, permettantde prévenir les chutes,• E lle favorise une diminution de la triglycéridémie et une augmentationdu HDL cholestérol.Enfin, elle économise le coeur, en exerçant des effets propres sur le systèmecardiovasculaire avec une diminution de la tension artérielle
aurepos, un allongement du périmètre
de marche et un meilleur pronosticdes complications
coronariennes ischémiques.Les autorités
médicales recommandent au moins 30 minutes par jourd’activité physique modérée, cinq jours par semaine. Il faut savoir
se fixer des objectifs réalisables : s’entretenir sans excès, enfonction de sa propre constitution, au moins 2 séances de trente minutespar semaine, en privilégiant le jogging, le vélo, la natation, l’aquagym,
lecardio-training, la musculation, la gymnastique
d’intérieur : stretching,abdos-fessiers,
en gardant à l’esprit que trop d’exercice peut être aussidommageable que pas assez d’exercice. Mais aussi le yoga, le
tai chi, les arts martiaux, le pilates.Le meilleur
moment pour faire de l’exercice est le matin, entre 6 et10 heures du matin.À l’inverse,
on peut aggraver l’insomnie en faisant des exercices le soir, tropprès du coucher. On pourra ensuite augmenter le rythme, le temps d’activitéet éventuellement faire des exercices plus intensifs : step,
tennis. Du fait de notre vie moderne, nous restons le plus souvent assis dans unbureau, dans notre voiture, ou devant la télévision et nous pratiquonsde moins en moins d’exercice. Il en découle des problèmes
médicauxchroniques comme l’obésité,
l’insuffisance cardiaque, l’hypertension artérielle,le diabète et certaines formes de cancer, avec des risques demort prématurée. Le fait de pratiquer des exercices réguliers, en
salle degymnastique, en piscine ou sur un vélo
améliore votre système cardiovasculaire,votre
densité osseuse et vos défenses immunitaires, en diminuantvotre tension artérielle et votre taux de cholestérol sanguin. L’exerciceaméliore aussi votre psychisme, diminuant votre anxiété
et votre stressquotidiens et améliorant votre
moral. Des études scientifiques nous ontmontré
que les insomniaques menaient des vies plus sédentaires que lesbons dormeurs. Le manque d’exercice peut entraîner des insomnies eninhibant l’augmentation et la baisse quotidiennes de la température corporelle.À l’inverse, le fait de pratiquer des exercices physiques
améliorele sommeil en augmentant la température
corporelle, avec une chutecompensatoire, environ deux
à quatre heures plus tard. C’est cette chutede
la température corporelle qui permet de mieux s’endormir et de resterendormi. De plus, en réponse au stress produit par l’exercice physique,le cerveau augmente le sommeil profond.(...) LIRE LA SUITE DANS LE LIVRE "NOUVELLES MEDECINES ANTI-AGE"…
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Chapitre VIII SURPOIDS, OBESITE
Troisième partiesanté et vieillissement et vieillissement«
À long terme, nous sommes tous morts »KeynesCombien de temps faudra-t-il attendred’avoir des certitudes médicales sur la préventionde maladies liées à l’âge, pour diminuer
la morbiditéet pouvoir mieux vieillir en bonne
santé.Lorsque ces études seront réalisées,nous serons déjà probablement morts. Les problèmes de santé
publique les plus difficiles à prévenir et à traiterrestent le surpoids et l’obésité, qui touchent des pans entiers de la populationmondiale du fait de la « malbouffe » et de changements
considérablesde nos modes de vie. L’obésité
s’accompagne souvent d’autresmaladies
à haut risque de complications, telles que le diabète, l’hypertensionartérielle et les maladies cardio-vasculaires. Nous allons tenterd’expliquer dans ce chapitre pourquoi on assiste à une telle expansion
deces maladies. A. SURPOIDS
ET OBÉSITÉChez l’enfant, le surpoids
et l’obésité représentent une pandémie quin’épargne plus la France, avec un taux de croissance annuel de 5,7 % paran, de 2 millions d’enfants touchés (18 % des enfants), une augmentationde 50 % de la fréquence du diabète, liée pour
partie au surpoids, unediminution de 10 ans de l’espérance
de vie. Il s’agit d’une augmentationcomparable
à celle des États-Unis il y a trente ans… (voir Addendum1°). Chez l’adulte, l’obésité peut entraîner un risque
accru d’hypertension, dediabète, d’insulinorésistance,
d’arthrose, d’apnées du sommeil, de troublescardio-vasculaires, de troubles respiratoires, d’insuffisance rénale,de cancers : de la vessie, du sein et du colon. Elle provoque aussi unedyslipidémie et des calculs de la vésicule. Il
y aurait 11 000 personnes en France qui décéderaient chaque annéedes conséquences de l’obésité. Ainsi, cela peut expliquer que
l’espérancede vie soit moins élevée
en France (de 76 ans chez l’homme et 84 anschez
la femme) comparativement à celle du Japon (78 ans chez l’homme,et 85 ans chez la femme). B. QU’EST CE QUE LE SYNDROME MÉTABOLIQUE ?Le syndrome métabolique, également connu sous le
nom syndrome X,désigne une série de
problèmes liés à un mauvais métabolisme corporel :taux élevés d’insuline et de cholestérol, hypertension et excès
de poids.Il constitue un stade précoce de plusieurs
maladies graves, comme lediabète de type 2,
les troubles cardio-vasculaires et les accidents vasculairescérébraux (AVC). Bien que l’hérédité soit une des causes
de ce syndrome, la grande majoritédes cas est
plutôt liée à un style de vie sédentaire et à une mauvaisealimentation. Le syndrome métabolique est surtout présent chezles adultes, mais en Occident, on l’observe de plus en plus
chez les jeunesadultes. Le syndrome métabolique
est maintenant tellement répanduqu’on
estime qu’un Américain adulte sur quatre en est atteint, soit environ47 millions de personnes. De plus, certains experts croient que lesyndrome métabolique dépassera bientôt le tabagisme comme premièrecause de maladies cardiovasculaires dans la population américaine.
EnEurope, la prévalence du syndrome métabolique
est estimée à 15 % chezles adultes.
Elle augmente avec l’âge et est plus forte chez l’homme quechez la femme. L’existence d’un syndrome métabolique multiplie
par trois le risque deprésenter dans les dix
ans une maladie cardiovasculaire, par trois le risquede
maladie coronaire et par cinq le risque de diabète.(...) LIRE LA SUITE DANS LE LIVRE "NOUVELLES MEDECINES ANTI-AGE"…
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Chapitre IX MALADIES CARDIO-VAS CULAIRES et vieillissement
« Vieillir reste pour l’instant ce qu’on a trouvéde mieux pour ne pas mourir. »Guy Bedos 1.
Le vieillissement et les problèmes cardio-vasculairesAU JAPONLes Japonais d’Okinawa, qui
consomment beaucoup de thé vert et deflavonoïdes
provenant du soja sont beaucoup moins atteints de maladiescardio-vasculaires et d’hypertension artérielle, consommant égalementbeaucoup moins de sel que les autres Japonais. La première étude surles taux sanguins de flavonoïdes dans le sang des Japonais
a montré queces taux étaient cinquante
fois plus élevés que ceux des Occidentaux«
caucasiens » (42). Si l’on mesure le taux des habitants d’Okinawa, ons’aperçoit qu’il est encore plus élevé que celui des autres
Japonais (43). Cela expliquerait pourquoi sont rares les maladies cardio-vasculaires etles cancers. On pense que les flavonoïdes sont responsables
de ces propriétéscardioprotectrices,
simplement grâce à la consommation régulièrede soja. Ainsi, des études ont montré qu’une consommation quotidienned’environ 30 grammes de soja était suffisante pour
obtenir des effets physiologiquessur la santé
de l’organisme. Or les Okinawais en consommentau
moins deux fois par jour, ce qui augmente leur cardioprotection. Ilsont, en effet, des artères saines, avec des taux bas de cholestérol et d’homocystéine,comparativement aux Occidentaux. Grâce à cela, ils
ont unrisque de trouble coronarien réduit de
80 % (44), l’un des plus bas dumonde. De même
pour les accidents vasculaires cérébraux. Les autresfacteurs cardioprotecteurs sont : la consommation d’oméga 3 (poisson), defruits et de légumes, un régime pauvre en graisses saturées,
la prise desoja, et une activité physique.Ce n’est pas encore un régime couramment suivi en
Occident. EN OCCIDENTLa prise de tension artérielleLorsqu’on veut dépister une augmentation des chiffres de tension artériellesurvenant à partir de la cinquantaine, la mesure de la tension
artérielleest essentielle. Votre cardiologue
ou votre médecin généralistevérifiera
votre tension artérielle au repos, assis, debout et couché, puis,s’il le juge nécessaire, vous prescrira la pose d’un Holter tensionnel, appareilde mesure de la tension sur 24 heures (MAPA). Une
mesure de la tension artérielle est considérée comme normalelorsqu’elle est inférieure ou égale à 12/8 (ou 120/80 mm de mercure).Lorsque les chiffres de tension sont autour de 130/90 mm, on parle
depré-hypertension, à surveiller, et
lorsqu’ils sont supérieurs ou égaux à140/90, on parle d’hypertension, à traiter. Ainsi, pour chaque augmentationde pression artérielle moyenne de 10 mm de mercure, il y a 40 %d’augmentation du risque cardio-vasculaire. L’espérance
de vie diminuelorsque la tension artérielle
s’élève, étant de 76 ans pour un homme de 35ans pour une tension 120/80, mais seulement de 55 ans, pour une tensionde 150/100. L’hypertensionOn sait qu’une tension artérielle élevée, ou HTA, endommage non seulementle coeur et les vaisseaux sanguins au fil du temps, mais aussi
lefonctionnement des reins. En effet, elle est un
facteur de risque bienconnu de durcissement et de
rétrécissement des artères, du développementdes lésions d’athérosclérose dans les artères (1, 2, 3). L’HTA
peutainsi endommager la paroi artérielle, l’endothélium,
avec une réductionde l’apport en oxygène
et en nutriments aux différents tissus de l’organisme: les yeux, les oreilles, les reins, le coeur ou le cerveau. Or ces« plaques » d’athérosclérose se calcifient, et lorsqu’une plaque
calcifiéese rompt et part dans la circulation
sanguine, elle forme un caillot quipeut obstruer l’artère,
avec les conséquences que l’on peut imaginer, auniveau du coeur ou du cerveau. L’HTA risque ainsi de léser le coeur dedeux façons, en le faisant trop travailler, ce qui aboutit à une insuffisancecardiaque, entraînant la formation de caillots dans les artères
coronaires,voire un infarctus du myocarde.(...) LIRE LA SUITE DANS LE LIVRE "NOUVELLES MEDECINES ANTI-AGE"…
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Chapitre X CANCER ET VIEILLISSEMENT
« Vieillir c’est organiser sa
jeunesse au cours des ans ».Paul
Eluard Les centenaires d’Okinawa ont des taux de cancers hormono-dépendantsextrêmement bas, tant de cancers du sein, de la prostate et des ovairesque du colon. Ils ont ainsi 80 % moins de cancers du sein
et de la prostateque les Américains,
et moins de la moitié des cancers des ovaires et ducolon. Ceci est principalement lié à leur régime pauvre en calories, à
leurforte consommation de soja, de
légumes et de fruits, de poisson et de vin,en quantité limitée. Ils ont, de plus,
une activité physique soutenue et destaux bas de graisses dans le sang. Le centre de santé publique japonais atrouvé que dans les communes où les femmes consommaient plus
de produitsau soja il y avait les taux
les plus bas de cancers du sein. Cela a étéconfirmé par une étude australienne en double aveugle contre placebo(75). Enfin, les centenaires ont de faibles taux sanguins de cholestérol
ettriglycérides et une activité
physique soutenue. 1. Vieillissement et risque de cancerNous sommes exposés, de par notre environnement,
à toutes sortes desubstances
carcinogènes et nos résistances se trouvent souvent, de plusen plus affaiblies à partir de la cinquantaine. Le plus souvent lorsqu’unetumeur maligne se développe dans notre organisme,
nos mécanismes dedéfense
permettent de la faire disparaître en quelques semaines, grâceaux globules blancs appelés cellules NK. Ces lymphocytes libèrent dansla cellule tumorale des agents chimiques : la perforine
et les granzymes,qui vont provoquer
une sorte d’autodestruction de cette cellule, par unecascade de réactions. L’idéal serait que notre organisme soit constammentprêt à favoriser l’action de ces cellules
défensives pour qu’ellessoient
le plus efficaces possible face au cancer. On peut tenter de réalisercela en changeant notre alimentation afin d’augmenter nos défenses immunitairesface aux agressions de notre environnement. Comme nous l’avons déjà vu, un état inflammatoire chronique
fragilisenotre organisme et appelle
toutes sortes de pathologies cardio-vasculaires,métaboliques (diabète, obésité), mais aussi favorise le risque dedéveloppement de cancers. C’est notamment
le cas du cancer de l’estomac,survenant
à l’endroit d’un vieil ulcère gastrique, du fait de laprésence à ce niveau d’une bactérie spécifique
: l’Hélicobacter Pylori.Mais
c’est aussi le cas du cancer du colon, plus fréquent lorsque lespatients souffrent d’une inflammation chronique du colon (maladie deCrohn, rectocolite), ou du cancer du col de l’utérus,
survenant après desinfections
utérines chroniques au papillomavirus. Enfin, plus connu etredoutable, le cancer du poumon, apparaissaient après des années debronchite chronique et/ou de tabagisme. Dans ces cas, il
y a tellementde facteurs inflammatoires
que les lymphocytes NK n’arrivent plus àréagir de façon adéquate et qu’ils apparaissent comme submergés, laissantle cancer se développer. De plus, si l’on mesure le degré général d’inflammation de l’organismepar des examens spécifiques (VS : Vitesse de sédimentation,
CRP : protéineC réactive,
Homocystéine), on peut s’apercevoir d’un parallélismeentre l’importance de l’état inflammatoire d’une personne
et le moindretaux de chances de survie
face à un cancer (1).Certains
chercheurs écossais ont même mis au point une échelle de mesurede l’état inflammatoire, en fonction des résultats de certains
testssanguins : la CRP et l’albumine
sanguine (2, 3). Ils retrouvent ainsi deuxfois plus de chances de survie chez les gens dont l’état inflammatoire estle moins important. De même, les personnes prenant régulièrement
desmédicaments anti-inflammatoires
(Voltarene®, Nifluril®) semblent avoirmoins de risques face au cancer (4, 5). Mais ces médicaments ne sont pasdénués de risques, notamment du risque d’ulcères
de l’estomac et d’interférencesavec d’autres médicaments. D’où l’importance de ne pas lesprendre régulièrement sans tenir compte de l’avis de
son médecin.(...) LIRE LA SUITE
DANS LE LIVRE "NOUVELLES MEDECINES ANTI-AGE"…
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Chapitre XI CERVEAU et vieillissement
« On peut avancer longtemps dans la vie sans y vieillir
»Joseph Joubert Les centenaires de l’île d’Okinawa ont pour la
plupart une remarquablevivacité d’esprit,
même les plus âgés. Ainsi, le taux de démence après 85ans est relativement faible chez lez Okinawais, deux fois moins importantchez les Américains et les autres Japonais. Si l’on étudie la
prévalencede démence sur l’ensemble
de la population, là encore, les Okinawais ontle
taux le plus bas, bien qu’ils aient plus de personnes âgées, de 6,7 %,alors que les Canadiens ont un taux de 7,8 % et les Italiens de 8,4 % (17). Environ 80 % des hommes et 60 % des femmes d’Okinawa de plus de90 ans ont encore une fonction cognitive normale, alors que le taux n’estque de moins de 40 % en Europe et aux États-Unis (18,19). De plus, desJaponais vivant aux États-Unis, selon un mode de vie et
une alimentationjaponaise, ont une moindre incidence
de maladie d’Alzheimer (20, 21),ce régime
semblant réduire les taux de cholestérol et d’homocystéine etaugmenter le taux d’anti-oxydants, protégeant ainsi les artères cérébrales.Ainsi, le taux de vitamine E chez les centenaires d’Okinawa
est 30 % plusélevé que chez Américains,
probablement du fait de leur engouementpour la patate
douce, le poisson et certaines huiles riches en vitamine E(12, 22). De plus, les Japonais sont très friands de noix de Gingko, connuen Europe pour son action protectrice des neurones cérébraux. Les fonctions cérébrales sont coordonnées par quatre neurotransmetteursdifférents, qui sont chacun produits dans un endroit spécifique du
cerveau.Il s’agit de :• la dopamine : substance chimique ayant une action proche des amphétamines,• l’acétylcholine : qui permet d’augmenter
la vitesse de l’influx nerveuxet donc d’accélérer
la mémorisation et d’augmenter l’attention,• le GABA (acide gamma-amino butyrique) : qui a un rôle inhibiteuret calmant sur le cerveau, ainsi qu’un rôle neurotrophique, c’est-àdirequ’il favorise la croissance de certains neurones,• la sérotonine (5-hydroxy-tryptamine (5-HT)), qui
permet la régulationde certaines fonctions
cérébrales : la thermorégulation, lescomportements alimentaires et sexuels, le cycle veille-sommeil, ladouleur, l’anxiété ou le contrôle moteur. Pour lutter
contre le vieillissement cérébral, il est important de conserverun certain équilibre entre ces différents neurotransmetteurs, dont lesdéficits ou excès peuvent être à l’origine
de maladies physiques ou detroubles psychiques. Avez-vous des difficultés de concentration ou de mémorisation depuisquelques temps ? Avez-vous l’impression de ne pas être aussi perspicaceque d’habitude ? Vous avez l’impression de ne plus
être tout jeune etd’être de moins
en moins réactif au fil des ans. Cette diminution d’agilitémentale apparaît généralement à partir de la cinquantaine et semble
inévitable.Cela est en fait souvent lié
à l’action des radicaux libres sur lecerveau,
ceux-ci favorisant les syndromes inflammatoires, au niveau del’hippocampe, le centre de la mémoire du cerveau, très vulnérable auxradicaux libres.1.
Qu’est ce qui nuit à une fonction cérébrale optimale ?L’ALIMENTATIONLes
graisses trans et graisses saturéesIl faut
éviter au maximum les graisses trans et les graisses saturées quipeuvent être toxiques pour notre cerveau. Ces graisses que l’on trouvedans la margarine, les gâteaux industriels, les aliments
frits et le beurre,non seulement favorisent l’inflammation,
mais ils empêchent égalementles bonnes
graisses, tels que les oméga 3, d’entrer dans les cellules cérébrales.Les cellules cérébrales vont ainsi avoir plus de difficultés
à traiterrapidement l’information et
le vieillissement cérébral va s’accélérer. Les édulcorants
artificielsL’aspartam et les autres édulcorants
peuvent être toxiques pour le cerveau,car ils
contiennent des toxines qui peuvent traverser la barrière hémato-méningée et stimuler en excés les cellules cérébrales, entravant
laproduction physiologique de neurotransmetteurs et
facilitant l’action desradicaux libres. Sur
certaines personnes sensibles, cela pourrait mêmealler
jusqu’à provoquer des céphalées, des troubles de l’humeur, voiremême le développement de tumeurs cérébrales. Les sucres rapidesLes personnes qui consomment
trop de sucres rapides (barres chocolatées,soda,
glaces et gâteaux) vont avoir des taux de sucre sanguin tropélevés, ce qui augmente le risque de maladies neurologiques, telles quela maladie de Parkinson. LE MODE DE VIECertains médicamentsCertains pansements gastriques contiennent de l’aluminium, un métallourd, qui pourrait promouvoir l’inflammation et augmenter le risque desurvenue d’une maladie d’Alzheimer. D’autres
médicaments ont poureffet secondaire de diminuer
le taux d’anti-oxydants cérébraux que sontle glutathion et le Coenzyme Q10, diminuant ainsi la protection cérébrale.Le manque de sommeil(...) LIRE LA SUITE DANS LE LIVRE "NOUVELLES MEDECINES ANTI-AGE"…
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Chapitre XIII ARTHROSE,DOULEURS CHRONIQUES
L’exercice
physique, notamment les exercices d’étirement (stretching) est bien entendu recommandé, à condition
que ces exercices soient réguliers et sans efforts trop importants qui risqueraient d’entraîner des lésions
musculaires et/ou ostéo-articulaires. Nous pouvons bouger grâce à nos muscles qui se contractent. Ces muscles utilisent
l’oxygène pour brûler les graisses ou les sucres dans des millions de centrales énergétiques
appelées mitochondries, situées dans chaque cellule et permettant la production d’énergie qui va
permettre la contraction. Lorsqu’on pratique de l’exercice physique, on doit produire plus d’énergie
dans les muscles, en brûlant des graisses ou du glucose. Le plus souvent, les muscles utilisent les graisses, sauf en cas d’exercice
plus important et prolongé, où ils vont plutôt brûler des sucres. Ainsi, si on pratique des exercices
de faible intensité, on va surtout brûler des graisses, tandis des efforts physiques plus
soutenus vont surtout brûler des sucres. C’est dire l’importance de surveiller son rythme
cardiaque durant l’exercice physique, notamment avec un tachymètre, permettant de contrôler qu’on
ne dépasse pas une fréquence cardiaque donnée, de 110 en moyenne si l’on a la cinquantaine, et
de 100 par minute, si on a plus de soixante ans. A partir d’un certain âge, on ressent notamment une certaine raideur
et/ou une douleur au niveau des genoux, des hanches, des épaules et du dos, du fait de l’arthrose. Cela ne doit
pourtant pas empêcher de continuer certains mouvements de gymnastique douce, car c’est encore le meilleur moyen
de lutter contre ces symptômes. DEFINITION DE L’ARTHROSEL'arthrose
est l'usure du cartilage articulaire, limitant le glissement normal des surfaces articulaires au niveau des extrémités
osseuses. Elle se localise surtout au niveau des articulations les plus actives : genoux, mains, hanches et colonne vertébrale.
Au genou par exemple, l'extrémité inférieure du fémur, l'extrémité supérieure
du tibia et la face postérieure de la rotule sont recouverts d'une couche de cartilage. L’arthrose y touche
surtout les femmes partir de la cinquantaine. L’os sous-jacent au cartilage s’érode
et se condense sous forme de formations osseuses, les « ostéophytes ». Ainsi, 80% des personnes
de plus de 65 ans présentent des signes d’arthrose.La
douleur à la mobilisation de l’articulation est le principal symptôme de l'arthrose, avant l’apparition
de la raideur, caractérisée par une limitation des mouvements que ce soit l'extension ou la flexion. Parfois,
des craquements, ressauts ou bruits secs peuvent également se manifester. Ces symptômes correspondent souvent
à une chondrolyse, une destruction du cartilage, du fait de son usure progressive. Mais, en dehors de l’exercice régulier
et pratiqué à bon escient, une supplémentation en micronutriments : MVAP (Minéraux, Vitamines,
Acides aminés et Phytonutriments) peut être des plus utiles, tant par une action sur les articulations elles-mêmes
que sur la douleur chronique liée à l’arthrose, en améliorant la lubrification et la flexibilité
des articulations et en favorisant la reconstruction du cartilage.Bien entendu, les micronutriments ne font que retarder l’évolution et n’empêcheront
souvent pas de devoir recourir aux traitements rhumatologiques classiques : anti-inflammatoires, par voie buccale ou
en infiltration, kinésithérapie, voire même parfois chirurgie. Nous allons les envisager successivement :- par leur action nutritive sur les cartilages
(Glucosamines sulfate, Chondroitin sulfate, MSM)-
par leur action anti-inflammatoire,-
par leur action antalgique. 1) ACTION NUTRITIVE SUR LES CARTILAGESCertains micronutriments chondroprotecteurs stimulent la production de cartilage
dans l’articulation. - LE GLUCOSAMINE SULFATE (Cartilamine R, en France)Il est fabriqué par l'organisme à partir du glucose et de la glutamine, un acide
aminé.C’est un précurseur des protéoglycanes,
composants majeurs du cartilage articulaire et du liquide synovial, qui pourrait permettre de réparer, de maintenir
et de synthétiser du cartilage (1). Avec l'âge, la quantité de ces substances nutritives aurait tendance
à diminuer et le cartilage devient alors plus fin et plus fragile.Pour certains, l’administration régulière de glucosamine permettrait de maintenir des cartilages
sains et de bonne qualité. Ainsi, après administration par voie orale, on retrouve la glucosamine tant dans
le sang qu’au niveau de l’articulation, dans le liquide synovial, où elle favoriserait sa viscosité,
c'est à dire la lubrification du cartilage.Elle agirait
par une action anti-inflammatoire (2), la stimulation de la synthèse de protéoglycanes (3) et la diminution
de l’activité destructrice d’enzymes protéolytiques attaquant les chondrocytes (cellules cartilagineuses)
(4).Selon de larges études cliniques chez l’homme,
réalisées en Europe, en double-aveugle, avec contrôle placebo, le glucosamine sulfate aurait permis non
seulement une amélioration des symptômes, mais également une amélioration de l’état
articulaire sur des radiographies. Il aurait donc un rôle préventif sur la destruction des cartilages articulaires
(5, 6). Des méta-analyses ont d’ailleurs confirmé ces bons résultats (7, 8, 9). Actuellement, la
Société internationale de recherche sur l’ostéoarthrose (OARSI) recommande le glucosamine sulfate
comme le deuxième traitement plus efficace sur les cas modérés d’ostéoarthrose, principalement
dans l’arthrose du genou, minime ou modérée.Posologie :
1000 à 1500 mg par jour.Effets secondairesElle pourrait diminuer l’efficacité de l’insuline ou d’autres médicaments
anti-diabétiques, d’où l’importance d’être prudent si le patient est diabétique.
Elle pourrait également augmenter le risque de saignement, si elle est associée à des anti-coagulants
ou des anti-inflammatoires (ibuprofène).Le chondroïtine
sulfate lui est souvent associé et des études sur l’animal suggèrent qu’elle augmenterait
l’efficacité du glucosamine sulfate. Leur action réparatrice et anti-inflammatoire est mutuellement renforcée.Dans les préparations disponibles en magasin, on lui associe également
du MSM (méthylsulfonylméthane). L’action du
glucosamine serait aussi potentialisée par l’administration conjointe de vitamine C, de bromélaine ou
d’huile de poisson (oméga 3). - LE CHONDROITINE SULFATE (Chondrosulf
R et Structum R, en France)Le chondroitine sulfate est un protéoglycane,
composant important du cartilage et de l'os, qui lui apporte une résistance à la compression. Il est utilisé
dans le traitement symptomatique de l'arthrose du genou ou de la hanche : il atténue les douleurs et améliore
la mobilité. Il s’agit d’un médicament de référence en Europe, où de nombreuses
études cliniques ont démontré son efficacité chez des patients arthrosiques (10). Mécanisme d’action : Il a une action anti-inflammatoire, stimulant
la synthèse de protéoglycanes et d’acide hyaluronique, et diminuant l’activité catabolique
des chondrocytes. Il inhibe les enzymes responsables de la dégradation des cellules du cartilage, et renforce la mobilité
des caillots, lipides, et dépôts de cholestérol au niveau de l'articulation.On le prescrit notamment
pour répondre à un déficit car, avec l’âge, les quantités de chondroitine sulfate
tissulaire diminuent. Enfin, il a récemment montré des effets positifs sur les changements ostéo-articulaires
survenus dans l’os sous-chondral(11).Action clinique :
Il permettrait notamment de diminuer la douleur, d’améliorer le fonctionnement des articulations, de réduire
la consommation d’anti-inflammatoires, et ce, avec une bonne tolérance (12,13, 14). Enfin, associé au
glucosamine dans le traitement des arthroses du genou et de la hanche, il s’est montré efficace, tant sur le
plan des symptômes cliniques que sur le plan des changements structurels intervenus dans l’articulation (15).Posologie : 800 à 1200 mg par jour. Contre-indications : ce médicament ne doit pas être
utilisé dans les cas suivants : enfant de moins de 16 ans,grossesse, allaitement. Il doit être utilisé
avec prudence en cas de traitement anti-coagulant. - LE MSM (METHYLSULFONYLMETHANE)Il s’agit d’un composé soufré naturellement présent
dans les légumes frais, les fruits, la viande, le lait de vache, les poissons et fruits de mer. Chez l’homme,
les plus fortes concentrations en MSM sont trouvées dans le lait maternel, permettant ainsi à l’enfant
de renforcer son système immunitaire.Le MSM est notamment
contenu dans les acides aminés soufrés: méthionine et cystéine. Chez l’homme, il jouerait
un rôle essentiel dans le maintien de la stabilité et de l’intégrité du tissu conjonctif.
Il aurait des effets antalgiques, anti-inflammatoires, et pourrait permettre au corps de reconstituer des cellules détruites,
notamment au niveau des articulations, de la peau et du tissu conjonctif (cheveux et ongles).Il a surtout été étudié chez l’animal, les quelques études
chez l’homme montrant une amélioration des symptômes dans l’arthrose du genou (16). Ainsi, on retrouve
une nette diminution des douleurs et une amélioration du fonctionnement articulaire, comparativement à des patients
ayant pris un traitement placebo, durant 12 semaines (17). Le MSM est souvent utilisé en association avec le glucosamine et le chondroitine
sulfate. Son action serait également potentialisée par l’administration conjointe de vitamine C.(...) LIRE LA SUITE DANS LE LIVRE "NOUVELLES MEDECINES ANTI-AGE"…
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Chapitre XIII HORMONES et vieillissement
« L’on espère de vieillir et l’on craint la vieillesse ;c’est-à-dire l’on aime la vie et l’on fuit la mort »Jean de La Bruyère Les hormones interagissent
entre elles comme les instruments d’un orchestrepour
jouer harmonieusement une véritable symphonie. La productiond’hormones a tendance à diminuer avec l’âge, dès 25 ans, pourchuter carrément vers la cinquantaine. Chez la femme, cela se traduit parun arrêt des règles à la ménopause et
d’autres symptômes : bouffées dechaleur,
insomnie, sautes d’humeur et irritabilité, sécheresse vaginale etcutanée, fatigue. Chez l’homme, on observe fatigue, prise de poids, notammentabdominale, fonte musculaire, diminution de la libido et problèmesd’érection. De plus, la baisse de sécrétion
d’insuline avec l’âge associéeà
l’insulino-résistance entraîne moins de sucre dans le sang et uneaccumulation de celui-ci dans les tissus : c’est le diabète type II, qui peutentraîner les complications liées à la glycation
dont on a déjà parlé. Le traitement hormonal substitutif chez la femmeLe traitement hormonal le plus connu est celui de la ménopause ou traitementhormonal substitutif à base d’oestrogènes et
de progestérone. Cetraitement était
prescrit par la plupart des gynécologues dans les années80 et 90, pour protéger des bouffées de chaleur, de la sécheresse desmuqueuses et de la peau, pour améliorer le sommeil et l’humeur, maissurtout pour prévenir des risques d’ostéoporose
liée à la décalcificationprogressive
des os. Ceci fut remis en question en 2002, à la suite d’une étude américaine
surla santé des femmes, la WHI (Women Health
Initiative) ; 16 000 femmesd’une moyenne d’âge
de 63 ans, furent traitées, en double aveugle contreplacebo par des oestrogènes et de la progestérone. L’étude dut être arrêtéebrutalement à la suite de la constatation d’une augmentation
du nombrede cancers du sein et des accidents cardio-vasculaires,
lorsque l’on comparaitavec les patientes traitées
par un placebo. Il y eut alors une vraie controverse entre gynécologues et endocrinologues,les gynécologues voulant surtout éviter le risque
de fractures ducol du fémur. Cependant, en
France, le problème est moins aigu qu’auxÉtats-Unis,
car il ne s’agit pas des mêmes hormones : celles prescritesaux USA sont d’origine animale (cheval), tandis que celles prescrites enFrance sont semblables aux hormones naturelles féminines et donnéesaux mêmes doses physiologiques. De plus, les oestrogènes
sont administréssous forme de gel ou de patch
cutané, ce qui évite aux oestrogènesd’être
métabolisés dans le foie en oestrone, dont on ne connaît pas lesrisques à long terme. Pour prendre le moins de risques possibles, il vaut d’ailleurs
mieux imiterla nature en prenant à faibles
doses des oestrogènes, vingt-cinq jourspar
mois, avec de la progestérone, les douze derniers jours, en arrêtantensuite le traitement pendant une semaine, comme s’il s’agissait d’unepilule. L’avantage de cette combinaison est qu’elle
se rapproche de la nature,et que la progestérone
permet de réduire les risques de cancers liésaux oestrogènes. D’ailleurs, ce type de traitement a ensuite été approuvélors d’un grand congrès de consensus des gynécologues
sur la WHI en2006 ; ils insistaient sur le fait qu’il
fallait éviter les oestrogènes d’origineanimale, appliquer les oestrogènes naturels par la peau et non par voieorale, à de faibles doses, en les associant à de la progestérone naturelle. Les différentes hormonesAujourd’hui, les avis sont encore très partagés
au sein des médecinsanti-âge. Certains
voudraient prescrire des injections de toutes sortesd’hormones,
comme cela se fait aux États-Unis ou en Belgique, maisc’est actuellement interdit en France. Car s’il fallait administrer les tauxd’hormones d’une personne de 20 ans à une autre personne de 60
ans,cela pourrait être dangereux. D’où
l’importance de l’encadrement et ducontrôle
médical de ce type de traitement. Il vaut donc mieux être prudent, en mesurant tout d’abord
les taux hormonauxde la plupart des hormones importantes
: DHEA, oestrogènes,progestérone, testostérone,
mélatonine et hormones thyroïdiennes, chezl’homme
et chez la femme. Ensuite, l’objectif à atteindre, par des précurseursd’hormones ou hormones, est la limite supérieure de la moyenne dutaux sanguin à leur âge. LA
DHEA ou DéhydroépiandrostéroneElle
a été redécouverte par le Pr Émile Baulieu il y a quelques dizainesd’années.Secrétée par les glandes surrénales et le cerveau, elle est à son maximumvers l’âge de 20-30 ans, pour ensuite chuter progressivement,
jusqu’à cequ’une personne de 70
ans n’ait que 10 à 20 % du taux d’un jeune de 20ans. Le stress accélère la diminution naturelle des taux de DHEA. Onassiste alors souvent à une fatigue progressive, une tendance dépressive,une anxiété, une baisse de la libido, une sécheresse
cutanée et des cheveuxsecs et cassants. Chez
la femme, on note l’apparition de cellulite surles
cuisses et d’un ventre en bedaine. La DHEA a suscité un intérêt disproportionné
il y a quelques années, parrapport à
ce qu’elle pouvait réellement apporter. Or son intérêt principalréside en le fait qu’elle est à l’origine d’autres hormones
: les oestrogèneset la testostérone. Comment agit elle ?Sa concentration dans les tissus, dont le cerveau, est 2 à 3 fois supérieureà celle dans le sang. C’est là, au niveau des
cellules-cibles, qu’elle setransforme en métabolites
actifs comme l’oestradiol ou la testostérone.Ainsi, elle dynamise les fonctions cérébrales, notamment la mémoire etle système immunitaire ; elle semblerait efficace sur les maladies viraleschroniques comme l’herpès. Elle augmente le tonus
général et la libido,diminue la fragilité
osseuse et la tendance à la dépression. Elle agit aussicontre le vieillissement de la peau et des muqueuses, en permettant demaintenir le collagène cutané. Elle favorise l’élaboration de la massemusculaire, les calories étant converties en chaleur au
lieu d’être stockéesen graisse. Dans une étude en double aveugle contre placebo du Pr Émile Baulieu,sur 280 patients âgés de 60 – 79 ans (1), une supplémentation
permitde rétablir un taux « jeune »
de DHEA, une légère augmentation detestostérone
et d’oestradiol, en particulier chez les femmes. On observa,de plus, une amélioration du renouvellement osseux chez les femmes deplus de 70 ans avec une diminution de l’activité ostéoclastique, prouvéepar la densitométrie osseuse. Enfin, des améliorations
de la libido, dela couleur, l’épaisseur
et l’hydratation de la peau des patients, ainsi quela
production de sébum ont été constatées. Le bilan biologique confirmal’absence de conséquences néfastes d’une dose quotidienne
de 50 mgpar jour sur un an dans de bonnes conditions
de contrôle clinique etbiologique régulier.
Ce type de traitement de remplacement était doncrecommandé
par les auteurs pour permettre de normaliser certains effetsdu vieillissement, mais pas pour obtenir de « super-hommes ou femmes». (...) Faut-il une supplémentation ?(...) LIRE LA SUITE DANS LE LIVRE "NOUVELLES MEDECINES ANTI-AGE"…
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Chapitre XIV SEXUALITE ET VIEILLISSEMENT
« Aimer un être, c’est accepter de vieillir avec lui »Albert Camus Lorsqu’on écoute les patient(e)s parler en consultation, ils(elles) seconfient souvent sur leur vie intime et on peut entendre ce type de phrase: « je n’ai plus envie », « je ne suis
pas d’humeur », « je n’éprouve plusrien à son égard », « je ne ressens plus rien avec lui (ou elle) ».Les femmes qui déclarent qu’elles ont peu de désir sexuel ne
semblentpas être affligées par cela.
Leur baisse de la libido ne serait pas un problèmepour
elle, mais plutôt un problème pour leur partenaire. Selon une étude récente,
53 % des femmes américaines ne « sont pasd’humeur
». La baisse du désir sexuel est la forme la plus courante del’insatisfaction sexuelle féminine. Elle se produit quand il y a une absencede fantasmes sexuels. 1. Le désir
sexuel et l’âgeL’absence de désir
sexuel se manifeste souvent à la suite d’un problèmede couple, du fait d’un manque de communication, d’un manque deconfiance, d’un manque d’égards et d’un manque d’intimité.
Cela peutse comprendre lorsqu’une femme est
submergée par sa vie de mère defamille
et se sent trop épuisée pour se détendre, se relaxer et fantasmersexuellement. Il existe des études qui démontrent l’impact
du stress sur la fonctionsexuelle d’une femme.
Chez la souris, une relation complexe entre lafonction
sexuelle et le stress a été observée. Des souris mâles dominantesqui avaient été placées en situation de stress montrèrent
des troublessexuels (1) alors que des souris mâles
stressées, à la pubertées, montrèrentune amélioration de leurs performances sexuelles. Il semble probableque le stress ait un impact négatif sur l’expérience sexuelle des femmes.Dans une récente enquête menée auprès
de 1 000 adultes, le stress a étéclassé
comme étant le facteur numéro un entravant la jouissance sexuelle(26 %) au-dessus des autres facteurs possibles, tels que les enfants, letravail et l’ennui. Mais le désir sexuel se modifie
aussi et évolue en fonction de l’âge, sanspour autant disparaître entièrement. Or, comme on l’a déjà vu, les sécrétionsd’hormones sexuelles, tant chez la femme que chez l’homme,diminuent aussi avec l’âge avec des taux sanguins de
DHEA, de prégnénolone,d’oestrogènes,
de progestérone et de testostérone plus bas,schématiquement diminués de moitié à la quarantaine, par rapport à leurtaux à 20 ans. On constate de ce fait une baisse de la libido
et de l’ardeursexuelle, un manque d’énergie,
une diminution de la force musculaire, del’endurance
physique, une moindre joie de vivre et des érections moinsfortes chez l’homme. De plus, chez la femme, la muqueuse vaginale va devenir moins humide
etplus fine, plus susceptible de démangeaisons,
de brûlures et d’infections,avec moins
de sécrétions vaginales au cours des rapports amoureux. Si letaux d’oestrogène diminue, la lubrification vaginale diminue également etles relations sexuelles peuvent même devenir douloureuses.
De plus, labaisse d’oestrogène entraîne
également une diminution du flux sanguin etde
la transmission d’influx nerveux vers le vagin. La chute du taux d’oestrogènesva diminuer la taille de l’utérus, du vagin et de la vessie, avec unmoindre contrôle de la miction urinaire chez la femme, en
cas de stress. Les femmes ont alors de moins en moins d’intérêt pour le sexe.Or le traitement hormonal substitutif diminue les bouffées
de chaleur,mais ne restaure pas une libido normale,
car il ne s’agit que d’hormonessynthétiques. Chapitre XIV Sexualité
et vieillissement« Aimer un être, c’est
accepter de vieillir avec lui »Albert Camus Lorsqu’on écoute les patient(e)s
parler en consultation, ils(elles) seconfient souvent
sur leur vie intime et on peut entendre ce type de phrase:
« je n’ai plus envie », « je ne suis pas d’humeur », « je n’éprouve
plusrien à son égard », «
je ne ressens plus rien avec lui (ou elle) ».Les
femmes qui déclarent qu’elles ont peu de désir sexuel ne semblentpas être affligées par cela. Leur baisse de la libido ne serait pas un problèmepour elle, mais plutôt un problème pour leur partenaire. Selon une étude récente, 53 % des femmes américaines ne « sont pasd’humeur ». La baisse du désir sexuel est la forme la plus courante
del’insatisfaction sexuelle féminine.
Elle se produit quand il y a une absencede fantasmes
sexuels. 1. Le désir sexuel et l’âgeL’absence de désir sexuel se manifeste souvent à la suite d’un problèmede couple, du fait d’un manque de communication, d’un
manque deconfiance, d’un manque d’égards
et d’un manque d’intimité. Cela peutse
comprendre lorsqu’une femme est submergée par sa vie de mère defamille et se sent trop épuisée pour se détendre, se relaxer et fantasmersexuellement. Il existe des études
qui démontrent l’impact du stress sur la fonctionsexuelle d’une femme. Chez la souris, une relation complexe entre lafonction sexuelle et le stress a été observée. Des souris mâles dominantesqui avaient été placées en situation de stress
montrèrent des troublessexuels (1) alors que
des souris mâles stressées, à la pubertées, montrèrentune amélioration de leurs performances sexuelles. Il semble probableque le stress ait un impact négatif sur l’expérience
sexuelle des femmes.Dans une récente enquête
menée auprès de 1 000 adultes, le stress a étéclassé comme étant le facteur numéro un entravant la jouissance sexuelle(26 %) au-dessus des autres facteurs possibles, tels que les enfants,
letravail et l’ennui. Mais
le désir sexuel se modifie aussi et évolue en fonction de l’âge, sanspour autant disparaître entièrement. Or, comme on l’a déjà
vu, les sécrétionsd’hormones sexuelles,
tant chez la femme que chez l’homme,diminuent
aussi avec l’âge avec des taux sanguins de DHEA, de prégnénolone,d’oestrogènes, de progestérone et de testostérone plus
bas,schématiquement diminués de moitié
à la quarantaine, par rapport à leurtaux
à 20 ans. On constate de ce fait une baisse de la libido et de l’ardeursexuelle, un manque d’énergie, une diminution de la force musculaire, del’endurance physique, une moindre joie de vivre et des érections
moinsfortes chez l’homme. De
plus, chez la femme, la muqueuse vaginale va devenir moins humide etplus fine, plus susceptible de démangeaisons, de brûlures et d’infections,avec moins de sécrétions vaginales au cours des rapports amoureux.
Si letaux d’oestrogène diminue, la lubrification
vaginale diminue également etles relations
sexuelles peuvent même devenir douloureuses. De plus, labaisse d’oestrogène entraîne également une diminution du flux sanguin etde la transmission d’influx nerveux vers le vagin. La chute du taux d’oestrogènesva diminuer la taille de l’utérus, du vagin et de
la vessie, avec unmoindre contrôle de la miction
urinaire chez la femme, en cas de stress. Les femmes ont alors de moins en moins d’intérêt
pour le sexe.Or le traitement hormonal substitutif
diminue les bouffées de chaleur,mais ne restaure
pas une libido normale, car il ne s’agit que d’hormonessynthétiques. Il pourrait y avoir un lien entre le stress, les taux de testostérone et lafonction sexuelle féminine. (...) LIRE LA SUITE DANS LE LIVRE "NOUVELLES MEDECINES ANTI-AGE"… Chapitre XIVSexualité et vieillissement« Aimer un être, c’est accepter de vieillir avec lui »Albert Camus Lorsqu’on écoute les patient(e)s parler en consultation, ils(elles) seconfient souvent sur leur vie intime et on peut entendre ce type de phrase: « je n’ai plus envie », « je ne suis
pas d’humeur », « je n’éprouve plusrien à son égard », « je ne ressens plus rien avec lui (ou elle) ».Les femmes qui déclarent qu’elles ont peu de désir sexuel ne
semblentpas être affligées par cela.
Leur baisse de la libido ne serait pas un problèmepour
elle, mais plutôt un problème pour leur partenaire. Selon une étude récente,
53 % des femmes américaines ne « sont pasd’humeur
». La baisse du désir sexuel est la forme la plus courante del’insatisfaction sexuelle féminine. Elle se produit quand il y a une absencede fantasmes sexuels. 1. Le désir
sexuel et l’âgeL’absence de désir
sexuel se manifeste souvent à la suite d’un problèmede couple, du fait d’un manque de communication, d’un manque deconfiance, d’un manque d’égards et d’un manque d’intimité.
Cela peutse comprendre lorsqu’une femme est
submergée par sa vie de mère defamille
et se sent trop épuisée pour se détendre, se relaxer et fantasmersexuellement. Il existe des études qui démontrent l’impact
du stress sur la fonctionsexuelle d’une femme.
Chez la souris, une relation complexe entre lafonction
sexuelle et le stress a été observée. Des souris mâles dominantesqui avaient été placées en situation de stress montrèrent
des troublessexuels (1) alors que des souris mâles
stressées, à la pubertées, montrèrentune amélioration de leurs performances sexuelles. Il semble probableque le stress ait un impact négatif sur l’expérience sexuelle des femmes.Dans une récente enquête menée auprès
de 1 000 adultes, le stress a étéclassé
comme étant le facteur numéro un entravant la jouissance sexuelle(26 %) au-dessus des autres facteurs possibles, tels que les enfants, letravail et l’ennui. Mais le désir sexuel se modifie
aussi et évolue en fonction de l’âge, sanspour autant disparaître entièrement. Or, comme on l’a déjà vu, les sécrétionsd’hormones sexuelles, tant chez la femme que chez l’homme,diminuent aussi avec l’âge avec des taux sanguins de
DHEA, de prégnénolone,d’oestrogènes,
de progestérone et de testostérone plus bas,schématiquement diminués de moitié à la quarantaine, par rapport à leurtaux à 20 ans. On constate de ce fait une baisse de la libido
et de l’ardeursexuelle, un manque d’énergie,
une diminution de la force musculaire, del’endurance
physique, une moindre joie de vivre et des érections moinsfortes chez l’homme. De plus, chez la femme, la muqueuse vaginale va devenir moins humide
etplus fine, plus susceptible de démangeaisons,
de brûlures et d’infections,avec moins
de sécrétions vaginales au cours des rapports amoureux. Si letaux d’oestrogène diminue, la lubrification vaginale diminue également etles relations sexuelles peuvent même devenir douloureuses.
De plus, labaisse d’oestrogène entraîne
également une diminution du flux sanguin etde
la transmission d’influx nerveux vers le vagin. La chute du taux d’oestrogènesva diminuer la taille de l’utérus, du vagin et de la vessie, avec unmoindre contrôle de la miction urinaire chez la femme, en
cas de stress. Les femmes ont alors de moins en moins d’intérêt pour le sexe.Or le traitement hormonal substitutif diminue les bouffées
de chaleur,mais ne restaure pas une libido normale,
car il ne s’agit que d’hormonessynthétiques. Il pourrait y avoir un lien entre le stress, les taux de testostérone et lafonction sexuelle féminine. (...) LIRE LA SUITE DANS LE LIVRE "NOUVELLES MEDECINES ANTI-AGE"…
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Chapitre XV SOMMEIL et vieillissement
« rien n’est meilleur que le sommeil.Il
faut dormir, puisqu’il faut vivre »Rémy
de Gourmont Le sommeil
est important pour pouvoir récupérer sur le plan physique etmental. À l’inverse, un manque de sommeil peut avoir de graves conséquencessur la santé. La vie moderne fait que nous dormons de moins
enmoins longtemps, avec de plus en plus d’insomnies
liées au stress et desomnolences diurnes du
fait de ce mauvais sommeil. 1. Dette de sommeil et vieillissementDes chercheurs japonais, étudiant des travailleurs faisant beaucoup d’heuressupplémentaires, ont retrouvé une relation directe
entre la survenued’une hypertension artérielle
et leur dette de sommeil, car le manque desommeil
pourrait augmenter l’activité du système nerveux sympathique,le lendemain, conduisant à une augmentation de la pression sanguine etde la fréquence cardiaque (1). Puis, des chercheurs
de l’Université de Chicago prirent un groupe de jeunes adolescents et les gardèrent éveilléstous les jours jusqu’à 1 heure du matin, en les réveillant
ensuite à cinqheures du matin. Après
six nuits de quatre heures de sommeil, ces hommesjeunes,
d’une vingtaine d’années, avaient des taux de cortisol typiquesd’hommes de 60 ans (2). Il semble que le corps ait perçu le manquede sommeil comme un stress et qu’il y ait répondu par la sécrétion
decortisol. De plus, le manque de sommeil aurait des
effets sur les fonctionsmétaboliques : la tolérance
au glucose était plus faible, avec unediminution
de la sécrétion d’insuline et de la sensibilité à l’insuline dansle groupe en dette de sommeil. Enfin, l’activité du système nerveux
sympathiqueétait augmentée. Une dette
de sommeil semble donc avoir lesmêmes effets
que le vieillissement ou le diabète débutant, probablementdu fait d’un dysfonctionnement des neuromédiateurs : sérotonine, dopamine.La dette de sommeil tendrait enfin à diminuer la sécrétion
nocturned’hormone de croissance (7). Ces effets sont similaires à ceux observés dans le vieillissement normalet donc, le manque de sommeil peut augmenter la sévérité des
maladieschroniques liée à l’âge.
Ainsi, des maladies dépendantes de la sécrétionde cortisol, comme l’hypertension, le diabète, l’obésité, les pertes de mémoirepeuvent être aggravées par une dette de sommeil chronique. Une autre étude sur plus de 71 000 infirmières trouva que les infirmièresqui dormaient moins de cinq heures par nuit avaient 82 % plus de risquesd’accidents cardiaques que celles qui dormaient une moyenne
dehuit heures, tandis que celles qui dormaient six
heures avaient un risqueaugmenté de 30 % et
celles qui dormaient plus, soit neuf heures, avaientun
risque augmenté de 57 %. Les infirmières en manque de sommeilavaient de plus une tension artérielle plus élevée et une diminution de latolérance au glucose, avec un risque de survenue du diabète
accru (3,4).Ceci serait confirmé par une autre
étude qui, centrée sur des hommes etfemmes
en bonne santé d’une trentaine d’années, soumis à des nuits courtesde moins de six heures et demi, durant huit jours, révéla une moindresensibilité à l’insuline que ceux qui avaient
dormi sept à huit heures. Lemanque de sommeil
empêcherait l’insuline de fonctionner correctement,augmentant le risque ultérieur d’apparition d’un diabète. La durée dusommeil et la qualité seraient des indicateurs prédictifs
importants del’Hémoglobine A1c, un marqueur
clé de l’équilibre glycémique. Commela dette de sommeil entraîne une augmentation du risque de diabète, leschercheurs suggèrent qu’il faille optimiser au maximum la durée
et laqualité de sommeil chez les patients atteints
de diabète de type 2, afind’améliorer
le contrôle de leur taux de sucre sanguin (5). Ainsi, le Dr Vgontzas, de Pennsylvanie, a trouvé que le
sommeil profondavait une influence inhibitrice sur
l’axe hypothalamo-hypophysaire, alorsque l’activation
de cet axe ou l’administration de glucocorticoïdes pouvaitconduire à l’éveil et l’insomnie. (...) LIRE LA SUITE DANS LE LIVRE "NOUVELLES MEDECINES ANTI-AGE"…
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Chapitre XVI STRESS et vieillissement
« Je me demande si fêter
ses anniversairesça ne fait pas vieillir »Philippe Gelück, Le chat« Ne t’inquiètes pas, cela s’arrangera »expression populaire d’Okinawa« J’ai souffert souvent, je me suis trompé quelquefois,mais j’ai aimé.C’est moi qui ai vécu, et non pas un être facticecréé par mon orgueil et mon ennui. »Alfred de Musset, On ne badine pas avec l’amour Les
populations qui ont la plus grande longévité vivent dans l’instant, aujour le jour, ne regrettant pas leurs actes de la veille, et n’étant pas troppréoccupées par ce qu’elles feront le lendemain.
Elles s’intéressent à cequ’elles
vont devoir faire dans la journée. Les centenaires d’Okinawa ont l’habitude, depuis des
générations, d’êtreplus
actifs, dynamiques, bavards et créatifs les premiers et quinze dechaque mois, car ces deux dates revêtent une signification religieuse importante,avec des rituels et des chants particuliers. Les femmes, sont deschamanes et leaders religieux, ce qui explique peut-être leur plus grandeespérance de vie, augmentée de huit ans par rapport
aux hommes. Ellesont une joie de vivre et un bien-être
qui se reflète dans leur bonne santé,croyant
fermement que les dieux et les ancêtres prennent soin d’elles, lesguidant et les protégeant. 1. Le stressLE
STRESS CHRONIQUE DE LA VIE QUOTIDIENNEDans notre société,
nous sommes régulièrement soumis au stress d’emploisdu temps surchargés par un excès de travail, avec dix taches à faireen même temps, le bruit environnant, les embouteillages et
une perte detemps fréquente pour nous rendre
à notre travail. S’y ajoutent parfois desproblèmes
de couple, de famille ou de travail. Nous avons souvent peude moyens pour contrôler ce stress et pour le gérer, bien que nous soyonsobligés de nous y adapter. Nous sommes confrontés au choix permanententre faire face à la situation stressante ou la fuir. Le
stress nous permetnotamment de répondre face
à un danger ou à une infection bactérienneou virale. Mais lorsqu’il devient trop chronique, il diminue nos défensesimmunitaires. Ainsi, des chercheurs estiment que le stress chroniquecontribuerait à plus de 80 % de toutes les maladies graves,
dont le cancer,les problèmes cardio-vasculaires
et ostéo-articulaires (1). De même, les personnes ayant les métiers les plus stressants auraientdeux fois plus de risques de mourir d’un infarctus du myocarde que ceuxayant des métiers peu stressants selon une étude
finlandaise réalisée sur812 patients
suivis durant plus de trente ans (7). Ceux qui avaient lesentiment
d’être sous-évalués sur le plan socio-économique, avec peu deperspectives de promotion sociale avaient deux fois et demi plus de risquesd’avoir un accident cardiaque. La plupart des personnes très
stresséesavaient un taux de cortisol et de
cholestérol sanguin élevés, tandisque
ceux qui avaient des métiers peu valorisants tendaient à prendre dupoids par boulimie. Les chercheurs de l’université de médecine
d’Harvard ont interviewé1 623 patients
victimes d’accident cardiaque quatre jours après l’accidentet ils ont découvert que les épisodes de colère préalables doublaientles risques d’accidents cardiaques, qui survenaient souvent
au moinsdeux heures après (9). Des facteurs
économiques comme le niveau d’instruction,peuvent
moduler le risque de faire un infarctus du myocarde :ce
risque est deux fois plus élevé chez les personnes n’ayant pas dépasséle niveau du collège, comparativement aux patients ayant eu au moins lebaccalauréat. Dès les années 50, les cardiologues ont repéré
un profil comportemental,dit de « type A »,
plus sujet que d’autres aux maladies cardio-vasculaires.La Fédération française de cardiologie le définit comme un « style devie et une façon de réagir qui maintiennent l’individu
dans une positionde lutte permanente ». Ce genre
de personnalité est toujours impliquéedans
l’action productive, ambitieuse, combative, énergique, en pleineréussite professionnelle, « vivant à 100 à l’heure », mais jamais
satisfaitedes autres ni de lui-même, manquant
de recul, ne sachant pas « lever lepied »,
trop conflictuelle et trop autoritaire, dans un monde du travail quidemande toujours plus de performances (13). En un mot, elle « mène unevie de bâtons de chaise » et « brûle la chandelle par les
deux bouts ».Deux comportements présentent
surtout un risque cardio-vasculaire : lestress lié
à la personnalité de type A et la tendance à garder ses émotionspour soi, à ne pas pouvoir les exprimer. Les personnalités de type
B sont,elles, beaucoup moins impulsives et impatientes,
avec de plus grandescapacités d’adaptation
au stress. En France, la liste des suicides liés au stress au travail, au harcèlementmoral, au « burn-out syndrome » s’allonge chaque
mois:(...) LIRE LA SUITE DANS LE LIVRE "NOUVELLES
MEDECINES ANTI-AGE"…
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Chapitre XVII POLLUTIONS
et vieillissement« La difficulté
n’est pas de comprendre les idées nouvelles,mais
d’échapper aux idées anciennes. »Keynes Les
peuples qui ont peu ou pas de maladies et qui ont une longévité supérieureà la moyenne se caractérisent par leur régime alimentaire, leur
viequotidienne peu soumise au stress et peu exposée
à des agents toxiquesexternes. Parmi ces agents
toxiques, on peut citer les pesticides, les engraischimiques
et les légumes génétiquement modifiés (OGM). Chez lesHounzas, le sol n’est pas épuisé de ses minéraux, comme c’est
le cas dansles pays à culture intensive. Ainsi,
ils vivent sur une terre d’une richesseexceptionnelle,
avec des cultures saines et riches en vitamines et minéraux,ce qui retentit sur la santé des habitants, car ces micro-nutrimentsjouent un rôle dans l’épuration des toxines. Les pesticides et les engraisÀ court terme, l’utilisation d’engrais chimiques et de pesticides peut
êtretrès séduisante, car on obtient
des moissons plus abondantes mais, à pluslong
terme, les terres où on les a introduits en dépendent de plus en plus,s’appauvrissant progressivement de leurs minéraux essentiels, tels quele magnésium et le calcium, entraînant ensuite un
appauvrissement enminéraux des plantes qui
poussent sur ces sols. On retrouve des pesticidesdans
l’alimentation et l’eau du robinet, en quantité généralementinférieure au taux fixé par la loi, mais cela reste encore trop élevé,
car cessubstances ont une structure chimique proche
de celles des hormoneshumaines, pouvant de ce fait
entraîner des baisses de fertilité, avec unebaisse
de la concentration en spermatozoïdes dans le sperme des hommes,des risques de cancer de la prostate, de l’ovaire et du testicule, desmalformations foetales, voire même favoriser l’apparition d’une maladiede Parkinson. D’autres substances
nocives, les nitrates, dont le taux maximal doit êtreinférieur à 50 mg/l, peuvent se transformer en nitrites pendant la digestion,avec alors la production de substances à fort potentiel cancérigène,les nitrosamines. Heureusement l’absorption quotidienne de
vitamine Cpeut stopper ce processus. On choisira donc
des eaux minérales dont letaux de nitrates
soit minimal, de moins de 5 mg/l. Il faut boire environ 1,5litre d’eau par jour. Lorsque les nitrates des engrais sont à l’origine
d’une pollution des eauxpotables, ils présentent
des risques carcinogènes, une fois introduits dansnotre
organisme. Ils sont pourtant de plus en plus utilisés en très grandesquantités, les États-Unis à eux seuls en répandant près d’un
million detonnes par an (1).(...) LIRE LA SUITE DANS LE LIVRE "NOUVELLES MEDECINES ANTI-AGE"…
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CONCLUSION
« Vieillir, c’est découvrir la transparence, brûler les frontières,fondre les limites, abattre les paravents…- Y a-t-il plus passionnant voyage que celui de la vie ?Jusqu’à la mort incluse »Maria Casarès Arrivé au terme de ce périple
dans les arcanes du vieillissement, ces pistesde
réflexion permettent d’aborder avec plus de sérénité l’avancée enâge mais surtout de mieux prendre en main son propre destin. Les êtres humains ont de tout temps été à la recherche de la Fontainede Jouvence, de l’Elixir de jeunesse, d’un Shangri-la,
paradis perdu dela vie éternelle, et il
semble que certains l’ont trouvé grâce à leur régimealimentaire, à leur mode de vie, à leur mode de pensée et à
leur sagesse,tenant tout particulièrement
à rester actifs et dynamiques jusqu’à la finde leurs jours. Au fil des pages de ce livre, nous avons donc tout d’abord
étudié les différentespopulations
de centenaires à travers le monde, notamment d’Okinawa,ces « supervieillards » qui pouvaient souvent parvenir à des âgesavancés, tout en restant vifs de corps et d’esprit,
au sein d’un environnementsocial, amical
et familial protecteur. Puis, les théories expliquantle vieillissement de l’organisme ont été passées en revue afin de mieuxcomprendre comment mieux le prévenir. Nous avons ainsi vu
combiennotre alimentation et notre hygiène
de vie pouvaient avoir un rôle crucialdans
cette prévention.(...) LIRE LA SUITE DANS
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SOMMAIRE du livre NOUVELLES MEDECINES ANTI-AGE
SOMMAIRE Introduction Première partie Secrets et mystères du vieillissement Chapitre I Les secrets des centenaires Chapitre II Les mécanismesdu vieillissement Chapitre III Les bilans anti-âge DEUXIÈME partie Bien vivre pour bien vieillir Chapitre IV L’hygiène alimentaire Chapitre V La micronutrition Chapitre VI Les épices de longue vie Chapitre VII L’exercice physique et le sport TROISIÈME partie Santé et vieilliss ement Chapitre VIII Surpoids, obésité et vieillissement
Chapitre IX Maladies cardio-vasculaires et vieillissement
Chapitre X Cancer et vieillissement
Chapitre XI Cerveau et vieillissement
Chapitre XII Arthrose, douleurs chroniques
Chapitre XIII Hormones et vieillissement
Chapitre XIV Sexualité et vieillissement
Chapitre XV Sommeil et
vieillissement Chapitre
XVI Stress et vieillissement Chapitre
XVII Pollutions et vieillissement Conclusion Addendum Glossaire
Index
Bibliographie
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2009.04.01

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On peut aujourd'hui espérer vivre mieux, plus longtemps, dans
des conditions optimales de santé, au mieux de nos performances physiques et intellectuelles, grâce à
une nouvelle médecine anti-age basée sur la prévention. Dans ce guide complet des traitements anti-âge, vous apprendrez à
tenter de ralentir le vieillissement par une alimentation plus saine et équilibrée, par une supplémentation
en vitamines anti-oxydantes, oligo-éléments, acides aminés et micro-nutriments, mais aussi par plus d’activité
physique, une meilleure gestion de notre stress, et le maintien de liens sociaux et familiaux solides. Le lecteur pourra notamment s'inspirer des secrets des centenaires qui, d'Okinawa aux îles
grecques ou aux vallées du Cachemire, sont connus pour leur longévité extraordinaire et leur bonne santé,
leur corps agile, souple et gracieux, en dépit du poids des années. Ce livre offre une compréhension plus claire des processus de vieillissement et rend compte
des secrets d'hygiène alimentaire et d'hygiène de vie qui ont préservés les centenaires,
avec une moindre fréquence d'obésité, de maladies cardiaques, de cancers, d'ostéoporose
et de troubles de la mémoire. Sa lecture permet ainsi de mettre
toutes les chances de son côté pour avoir plus de vitalité, un meilleur sommeil, une sexualité
vivante, et pour pallier aux carences nutritives et immunitaires favorisant le vieillissement, en s'appuyant sur une foule
d'anecdotes et de conseils utiles de l'auteur.
Ainsi, en fonction de leurs propres antécédents
et maladies, les lecteurs pourront apprendre à mieux se protéger du cancer, des maladies cardiaques, de l'arthrose
du vieillissement cérébral, par le contrôle au niveau cellulaire de l'inflammation et l'oxydation,
deux processus dégénératifs qui favorisent le vieillissement prématuré. Ils pourront ainsi
établir une stratégie personnalisée pour une vie plus saine, avec une plus grande longévité,
en meilleure santé.
Éditions du Dauphin, 43-45 rue de le Tombe-Issoire, 75014 Paris, France
Phone: +331 42 66 45 85
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